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[Test][Steam] WRC 10


Disponible le 31 août sur Xbox, Playstation, Steam et Nintendo Switch. WRC, le jeu officiel du World Rally Championship, passe la 10e. Bon, inutile de vous dire qu'il n'y a pas 10 rapports dans une voiture de Rallye. Mais en tout cas, du côté de chez les Français de Kylotonn, ça carbure x10 pour proposer un opus tous les ans. Mais est ce que ce nouvel opus, qui fête les 50 ans du WRC, réussit à se distinguer du dernier opus ? Et la patte Next-Gen est t'elle présente ? C'est ce qu'on a essayé de découvrir à bords des plus beaux voitures du championnat du monde des Rallyes.

Trailer du jeu

Les bougies des 50 ans !

WRC 10 est un jeu de simulation de rallye. Plus précisément, c'est le jeu officiel du WRC. Après deux derniers opus plutôt convaincants, on ne s'attendait pas à un grand bouleversement pour ce 10e opus. Pourtant, Kylotonn continue de nous surprendre. Dans WRC 10, les 50 ans du WRC sont à l'honneur. Et pour cette occasion, on a le droit à de nombreux rallyes historiques, avec 20 voitures historiques de toutes les années, comme l'Alpine A110. Mais ce n'est pas la seule nouveauté de ce WRC 10. On retrouve aussi les Rallyes de Croatie, d’Estonie et de Belgique, qui s'ajoutent aux nombreux tracés déjà disponibles. Et pour en finir avec les nouveautés, l'éditeur de livrée arrive enfin dans WRC, pour le plus grand bonheur des peintres.

Pour le reste, comme l'année précédente, on retrouve le mode carrière ultra complet. On y reviendra un peu plus en détails juste après. Le mode saison, qui permet de faire une saison entière en WRC, sans la gestion du mode carrière. Le mode partie rapide, avec le choix de la voiture, de la spéciale, réglage de la météo. Ce mode peut servir pour découvrir les différentes voitures du jeu, ou les 100 spéciales qu'offre WRC 10. Le mode entraînement, qui va permettre de tester son pilotage sur des circuits fermés de différents types. Le fameux Test Area, pour se balader librement dans une immense zone ouverte, à l'environnement changeant. Sans oublier les modes multijoueur, online ou non, qui proposent du multijoueur en ligne, de l’écran partagé, des événements en ligne, et la compétition eSport.


Le mode club est aussi de la partie. Comme l'année dernière, on va pouvoir créer ou rejoindre un club, puis participer ou créer des compétitions. Pour finir, on retrouve le mode défi, avec 50 défis en tout genre que l'on retrouve dans le monde carrière du jeu. Conditions extrêmes. Entrainement. Ou encore, maintenance. Avec bien sûr, une voiture imposée. Les défis se débloquent en fonction du nombre de points que vous possédez. Une médaille d'or vaut 50 points. Une en argent, 30 points. Et la bronze, 10 points. Rien n'a changé de ce côté.


Un gros copier-coller. Mais WRC 9 a prouvé que même en copiant WRC 8, il réussissait à être meilleur. Et c'est un peu le cas de ce WRC 10.

Le jeu dans le jeu !

Pour la 3e année consécutive, on retrouve le mode carrière, qui, une fois de plus, est ultra complet. Dans ce mode, on va devoir gérer sa carrière de pilote, mais aussi son équipe. On débute en Junior ou WRC 3.


Le mode carrière propose de gérer un tas de choses. Tout d'abord, en tant que pilote, on va devoir gérer notre réputation. Plus on va enchaîner les courses, plus notre réputation augmentera. Mais pour réussir une course, en plus d'un talent certain pour rouler sur les étapes les plus difficiles du championnat du monde, il faudra une bonne équipe. Il y a 6 membres à recruter et à actionner dans notre gestionnaire d’équipe, qui auront tous un rôle très important lors de notre carrière. Le mécanicien, l'agent, l’ingénieur, le directeur financier, le météorologue, et pour finir le kinésithérapeute. Plus on avance dans notre carrière, plus on va débloquer de bons éléments. Bien sûr, il faudra faire attention au budget, afin d'avoir de quoi les payer. Mais aussi, bien faire attention au moral de l'équipe. Pour cela, il suffira simplement d'obtenir de bons résultats lors des divers événements.

Une fois n'est pas coutume, il sera très important de gérer son calendrier. Tout d'abord, pour ne pas trop fatiguer son équipe. Mais aussi, pour gagner de l'expérience, de l'argent, et remplir ses contrats. Un mois est divisé en 4 événements. Pour chaque événement, il est possible de sélectionner des événements, comme des tests, des entraînements, du repos, ou des conditions extrêmes. Le 50e anniversaire du WRC ajoute aux événements les Rallyes Historiques. Tous ces événements rapporteront de l'argent et de la réputation.


Dans ce mode carrière, on y retrouve aussi le fameux R&D, recherche et développement. Un arbre à compétences, qui permet de faire évoluer son team. Le R&D est séparé en 4 branches. Écurie, Équipe, Performance, et Fiabilité. Chacune de ces branches propose des compétences plus ou moins importantes. Dans la branche Équipe, on peut débloquer les autres métiers de l’équipe, ou les améliorer. Comme par exemple, permettre à notre météorologue de dévoiler deux tiers, au lieu d'un, ou dans la branche Écurie, gagner plus d’expérience, ou de réputation. On gagne un point de compétence par niveau de pilote. Les niveaux montent en fonction de l’expérience gagnée lors des épreuves. Parfois, il arrive qu'on fasse une petite erreur sur certaines compétences. Il y a donc la possibilité d'opter pour la respécialisation du R&D, qui coûte toujours extrêmement cher.


On retrouve aussi la messagerie, qui permet le 3/4 du temps de payer nos salariés. Les objectifs, comprenant les objectifs de saison, seulement en WRC, les objectifs à court et moyen terme, et la réputation constructeurs. Quand on réussit un objectif, on gagne de l'argent, de la réputation et de la réputation. Et pour finir, le mode carrière propose un suivi de ses stats de la saison, le classement, nos constantes, les réglages, et le Test Area.


Le mode carrière de WRC 10 reste fidèle à ceux présent dans les opus précédents. Et même sans évolution, ce mode reste vraiment complet et très intéressant.

Toujours plus réaliste.

Depuis maintenant 3 ans, Kylotonn est devenu un expert en simulation racing. Et ce WRC 10 nous montre à quel point le studio continue d'apporter du réalisme à son jeu de rallye. Météo dynamique. Gestion des pneus. Paramètre de la voiture. En plus du réalisme des voitures et du pilotage, de nombreux petits éléments s'ajoutent à la simulation, afin qu'on soit immergé au mieux dans cette simulation. Les effets du changement de météo se font ressentir dès la première goutte d'eau. Les dégâts ont un réel impact sur les performances de la voiture, ainsi que sur la conduite. Chaque voiture offre une sensation de conduite différente. On ne conduit pas une Alpine A110, comme on conduit une For Fiesta Rally4.


Des petites attentions qui poussent cette simulation à son maximum. Et qu'on soit à la manette ou au volant, la sensation est là. Bon, il a fallu effectuer quelques réglages, pour avoir un bon ressenti sur le Logitech G920. Mais dans l'ensemble, la conduite est très agréable. Chaque surface est différente. Et ça se ressent sur le retour de force du volant.


Et pour ceux qui sont du genre à rouler des mécaniques. WRC 10, comme son prédécesseur, propose un mode réglage des voitures, très poussé, qui permet de créer des réglages de suspensions, différentiel, freins, transmissions, ou encore aérodynamisme. De quoi gagner de précieuses secondes lors d'une étape.

Le roi de la saleté.

Avec une physique toujours plus réaliste, et poussée à son maximum depuis WRC 9. On ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, une fois le volant en main. Et même si ça fait 1 an, on a encore de vagues souvenirs de notre expérience au volant. Et c'était loin d'être agréable. On avait dû faire de nombreux réglages pour apprécier la conduite. De ce côté, WRC 10 est un peu différent. On a effectué quelques réglages. Mais moins que sur WRC 9. Et après quelques changements apportés à la direction et au point de freinage, on a découvert de véritables sensations de conduite. Mais notre G920 prenant de l'âge. On est loin d'avoir la meilleure physique avec un volant comme celui-ci. Heureusement, WRC 10 est toujours aussi agréable à la manette. Et même sans volant, on peut ressentir les différentes surfaces, l'effet des flaques d'eau, la boue. Malheureusement, chaque voiture demande un réglage particulier. Surtout les anciennes voitures, plus sensibles. Ce qui, à la longue, devient dérangeant.


Comme toujours, WRC 10 nous en met plein la vue. Le réalisme des voitures et des tracés, rendent ce dernier opus encore plus beau que le précédent. On a fait tourner le jeu en 4K, pour profiter pleinement de notre écran 32". Et chaque rallye fut un voyage à travers les somptueux décors des spéciales. On a eu le droit à quelques problèmes de textures. Mais en repassant le jeu en 1080p, ces problèmes disparaissaient automatiquement. Dans tous les cas, Kylotonn a, une fois de plus, fait un travail remarquable. Et on prend plaisir à conduire chacune des voitures, actuelles ou anciennes, sur les différents tracés du monde.

Un anniversaire réussi ?

Pour conclure, sans grande surprise, Kylotonn fête dignement les 50 ans de championnat du monde des Rallyes, avec ce WRC 10, plus qu'impressionnant. Certes, la physique n'est pas encore au plus haut. Et quelques bugs viennent gâcher l'expérience de jeu, comme les nombreux crashs. Mais le studio français se surpasse d'année en année. Et même si le jeu n'évolue pas vraiment en terme de contenu. Il y en a assez pour nous faire perdre des heures sur les nombreuses spéciales du WRC.


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