top of page

[Test][Steam] RIDE 6

  • Photo du rédacteur: Couple of Gamer
    Couple of Gamer
  • il y a 15 minutes
  • 6 min de lecture
Test Steam RIDE 6

Disponible depuis le 16 février sur PlayStation 5, Xbox Series et PC, RIDE 6 est le 6e opus de la célèbre franchise de Milestone, qui met à l'honneur, de la plus belle des manières, la moto. Un épisode qui arrive 3 années après RIDE 5, et qui tente de lancer son festival de la moto. Et après avoir brillé dans toutes les catégories de ce nouvel opus, il est temps pour nous de dévoiler notre avis.

Trailer du jeu

Bienvenue au Ride Fest !

RIDE 6 est le 6e opus de la franchise à succès de Milestone. Pour ce nouvel épisode, Milestone nous a préparé un petit festival de la moto, avec un programme chargé, proposant différentes catégories, pour le plus grand plaisir des fans de moto. Bien sûr, comme toujours, on retrouve aussi les autres modes pour nous accompagner, comme le mode multijoueur, la création de livrée et le tout nouveau mode Bridgestone Riding School, un mode proposant divers entraînements, afin de maîtriser chaque catégorie, tout en remportant quelques prix.


Mais le mode le plus important dans RIDE 6, c’est le mode Carrière. Ce dernier nous propose un RIDE Fest. Mais qu’on se le dise, c’est juste un prétexte pour avoir un menu qui change. Car il n’y a pas du tout de Festival. On va simplement avoir 22 ligues composées de plusieurs événements, où notre objectif sera de remporter des étoiles dans chacun des événements, afin de débloquer les ligues, les unes après les autres. Parmi ces événements, on va retrouver du contre-la-montre, du face-à-face, des courses classiques, des championnats, de l’endurance et des championnats d’endurance. On va aussi avoir différentes catégories, allant de la simple Superbike, au Dragster, en passant par le cross et d’autres motos bien plus puissantes.

Pour progresser dans ce pseudo-festival proposé par RIDE 6, on va devoir remporter des étoiles. Et pour chaque événement, on va avoir 2 objectifs. Un objectif principal et un secondaire. Ces objectifs seront variés. Parfois, il faudra seulement atteindre une vitesse maximale, d’autres fois, on devra terminer dans le top 3. Dans l’ensemble, ces objectifs seront un peu trop simples. N’apportant aucun défi aux événements. Parfois, en réussissant certains défis, on débloquera des cosmétiques ou de nouvelles motos. Et pour certaines ligues, une fois qu’on aura terminé tous les événements, on devra choisir entre deux motos. Souvent, ce lot nous permettra de se lancer dans une nouvelle ligue, sans acheter de nouvelles motos.


Après chaque course, et selon son bonus d'expérience en activant ou non des aides, on gagnera des crédits qui nous serviront à l’achat de nos futures motos ou nos équipements. Et en terminant certains objectifs de constructeur, on débloquera aussi des remises sur nos futurs achats. Le mode Carrière de RIDE 6 est sûrement l’un des plus courts de la franchise. On est très loin de la longue carrière de RIDE 3, RIDE 4 ou même RIDE 5. Et le pire, c’est qu’en l’absence de difficulté, on roule littéralement sur toutes les courses, même en mode Pro. Et le pire, c’est lors des courses d’endurance, où qu’on termine avec quelques tours d’avance. On se demande ce que fait l’IA pendant la course.

Un garage qui fait rêver !

Comme dans l'opus précédent, RIDE 6 nous va permettre de personnaliser les différentes motos du garage, grâce à un éditeur très complet. On va pouvoir y personnaliser nos motos, avec un créateur de livrées assez poussé, qui va permettre de laisser libre cours à notre imagination, avec un panel d'outils, de calques et décalcos. La création de livrées est toujours un moment agréable pour les artistes en herbe qui souhaitent s'exprimer à travers leurs motos.


En plus de la personnalisation, on va pouvoir créer nos propres réglages pour chacune des motos. Tout d'abord, on pourra acheter différentes pièces, comme un moteur, des freins, une chaîne, ou encore, un pot d'échappement. Ensuite, avant chaque course, on va avoir accès aux réglages des pièces afin de changer les rapports, modifier la puissance du freinage, ou l'aérodynamisme de la moto. Des réglages plus poussés qui seront très utiles pour gagner quelques secondes lors des Contre-la-Montre.


Bien sûr, on n’oublie pas les nombreuses motos de cet opus. Au total, on va avoir plus de 250 motos, de différentes catégories. On retrouvera, une fois de plus, quelques motos légendaires. Et même si la carrière nous laisse sur notre faim, le garage de cet opus nous fait toujours autant rêver.

Quand la simulation devient trop accessible !

Après de longues heures de course, on peut dire que ce 6e opus est sûrement l’un des pires que Milestone nous ait proposé. Et on ne parle pas des graphismes ou de la modélisation. Car de ce côté, le studio fait toujours un travail remarquable. Et même si on peut pointer du doigt le manque de salissure sur des courses de cross ou les reflets de la pluie, parfois inexistants, RIDE 6 reste un magnifique jeu. Le vrai souci de ce 6e opus, c’est la physique. On connaît Milestone, et on sait à quoi s’attendre quand on lance un jeu de moto. C’est très réaliste, avec une bonne gestion des physiques de chaque type de motos. Mais dans RIDE 6, on a l’impression que les développeurs ont totalement mis de côté la difficulté.


Le jeu propose 2 modes. Un mode Amateur qui va permettre aux joueurs amateurs de pouvoir piloter n’importe quelle moto sans aucun souci. Les différentes aides vont littéralement coller la moto sur l'asphalte. Et même si c’est désagréable pour une personne qui maîtrise les simulations de Milestone, ça reste parfait pour ceux qui aiment les jeux de moto, et qui souhaitent pouvoir en profiter sans tomber toutes les 2 secondes. Le seconde mode, c’est le mode Pro. Ce mode est censé nous proposer une physique réaliste, avec l’absence d’aide, et une personnalisation des assistances via le menu. Mais, même en Pro, la moto est collée à l'asphalte. On peut freiner ou accélérer comme on le souhaite, il n’y a aucune répercussion sur la moto. Ce qui fait qu’on ne tombe jamais, ou presque. Il faut vraiment forcer pour tomber. Certes, on peut toucher au TC, AW, ABS. Mais finalement, ça ne représente plus vraiment la physique réelle de certaines motos. Et quand on compare la physique de RIDE 6 aux autres opus, on voit tout de suite la différence. Les développeurs ont tenté de prendre un virage plus accessible, afin de toucher un plus large public. Mais ils ont délaissé, par la même occasion, les vrais fans de la franchise.

Mais ce n’est pas le seul souci de ce 6e opus. Car en plus d'être devenu un peu trop arcade, RIDE 6 est bien trop facile. Pour les pros qui connaissent par cœur les autres jeux de la franchise, il n’y a aucun défi. Lors de chaque course, c’est une victoire assurée, avec un temps d’avance totalement absurde. Et il est impossible d’augmenter la difficulté de l’IA. On se retrouve donc avec des courses faciles, sans concurrence et sans vie. Et quand on doit enchaîner des courses d’endurance de 20 minutes, c’est un véritable calvaire. L’IA est trop lente, malgré des avantages en course. Car, lors des courses d’endurance, on voit que l’usure des pneus n’impacte pas l’IA. Mais ça ne les empêche pas d’être mauvais.


Heureusement, le jeu se rattrape avec son garage très complet, ses différents tracés à travers le monde et le son de quelques motos qui font rêver. Mais ce n’est pas forcément ce qu’on attend d’un jeu de la franchise. Car depuis le premier opus, RIDE, c’est la passion, mais surtout le réalisme. Et on peut avoir toutes les motos que l’on souhaite. Si ces dernières n’offrent pas un minimum de sensation lors de la conduite, ça ne sert à rien.

Le grand raté de Milestone !

Pour conclure, RIDE 6 est sûrement l’un des plus mauvais opus de ces dernières années. Le festival ne sert à rien. La physique est affreuse. La difficulté inexistante. Bref, cet opus, qui se veut plus accessible, a mis de côté les vrais fans de la franchise. Et finalement, on ne prend aucun plaisir à rouler. Mais peut-on vraiment blâmer Milestone pour ça ? Car, de nos jours, beaucoup de joueurs trouvent les simulations pas assez accessibles. Certes, cet opus en comblera plus d’un. Mais ce sera aussi une déception pour de nombreux autres.


bottom of page
Couple of Gamer ...