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[Test][Steam] Disciples: Liberation


Après une petite balade sur les terres de Nevendaar en compagnie d'Avyanna lors de notre preview, nous sommes retournés dans notre cité d'Yllian, pour découvrir la suite du vaste monde du RPG stratégique en tour par tour de Frima Studio et Kalypso Media, Disciples: Liberation, disponible le 21 octobre prochain sur Steam, PlayStation et Xbox. Un jeu où nos choix déterminent notre histoire, et où nos ennemis sont souvent nos meilleurs alliés.

Trailer du jeu

Le début de la fin ?

Disciples: Liberation est un RPG stratégique au tour par tour qui nous raconte l'histoire d'Avyanna, qui va devoir libérer les terres de Nevendaar, en compagnie de son compagnon, Orion. Alors que les deux protagonistes s'apprêtent à terminer une mission importante, ils se retrouvent téléportés dans la cité perdue d'Yllian. Un lieu plein de mystère, qui va devenir le lieu de notre quête principale, libérer Nevendaar.


Disciples: Liberation est un jeu assez libre dans nos choix. Après avoir appris les bases du jeu via la toute première quête, on va se retrouver dans une cité en ruine avec notre compagnon Orion. Depuis cette cité, on va pouvoir prendre un portail pour se rendre dans les différents territoires de Nevendaar, pour y aider des factions, et surtout, trouver des alliés puissants pour sauver Nevendaar. Chaque zone regroupe son lot de quêtes, principales et secondaires. Et pour venir à bout d'une zone, il faudra simplement suivre l'intrigue principale de la zone.

Mais l'histoire de Disciples: Liberation n'est pas écrite à l'avance. Chaque quête aura son petit lot de surprises, grâce à des choix qui nous seront propres. On pourra aider une faction tout au long de la quête principale, puis la trahir à la fin, juste pour le plaisir de trahir, ou pour mieux l'anéantir. Les choix nous appartiennent. Et ils auront un grand impact sur le monde. Car nos choix dans Disciples: Liberation vont permettre de se ranger du côté de l'une des 4 factions principales de Nevendaar, et vont aussi permettre d'obtenir certains alliés puissants, pour le combat final.


Pendant notre quête de libération, on va aussi devoir reconstruire la cité perdue d'Yllian. Ce lieu sera notre point de départ avant chaque nouvelle zone. On va pouvoir y recruter des unités qui combattront à nos côtés, les faire évoluer, trouver des sorts pour Avyanna, ou encore, parler à nos disciples. Pour construire de nouveaux bâtiments dans notre cité, qui permettront d'avoir de nouvelles unités, il faudra des ressources. Ces dernières se trouvent un peu partout dans le monde de Nevendaar. Parfois, il faudra simplement les ramasser au sol. D'autres fois, il faudra prendre le contrôle de certaines infrastructures, afin de gagner des lots de ressources par heure. Au début de l'histoire, on pense que notre cité est très importante. Mais au final, on remarque très vite son côté limité.

Il y a trois types de quêtes dans Disciples: Libération. La quête principale, une suite de quêtes obligatoires, qui permettra d'avancer dans l'histoire. Les quêtes secondaires. Et les quêtes de compagnon, qui ne sont pas obligatoires. Mais qui vont permettre d'en savoir un peu plus sur notre compagnon de route.


Pour venir à bout de Disciples: Liberation, il faudra compter une bonne quarantaine d'heures. Enfin, tout dépendra de notre façon de jouer. Car si on se concentre uniquement sur les quêtes principales, on peut y passer moins de temps. Mais en faisant ça, on se bloquera forcément un moment ou un autre, car nos personnages n'auront pas le niveau pour vaincre certains ennemis. Nous obligeant à recommencer le jeu à zéro. Nous en avons fait les frais. Après avoir suivi la suite d'une quête en plein milieu du jeu, on s'est retrouvé séparé de nos unités et d'Orion, avec pour seul allié, un nécromancien. Et à deux, on a dû vaincre des hordes d'ennemis de niveau supérieur, ce qui finissait toujours par un Game Over.

Le combat d'un disciple !

Dans Disciples: Liberation, on va passer notre temps à combattre. C'est la seule véritable activité que propose le jeu. Car même les quêtes sont de simples aller/retour, et l'évolution de la cité est très limitée. Alors, pour composer, les terres de Nevendaar vont proposer des combats, beaucoup de combats. Au début, on aura que deux combats. Avyanna et son disciple, Orion. Mais par la suite, grâce à la cité d'Yllian, on va pouvoir recruter diverses unités. Ces dernières se recrutent en fonction de l'infrastructure. Par exemple, on recrutera des morts-vivants dans le cimetière. Ensuite, on débloquera d'autres disciples, en plus d'Orion. Ces disciples nous rejoindront en fonction des choix qu'on aura faits lors de nos quêtes. Il n'y a pas de bons ou mauvais choix dans Disciples: Liberation. Mais en progressant dans l'histoire, certains alliés seront plus ou moins utiles que d'autres. Mais pour vraiment le découvrir, il faut recommencer le jeu, afin de faire d'autres choix, et de s'allier avec d'autres disciples.


Les combats de Disciples: Liberation ne sont pas trop compliqués, comme on aurait l'habitude de le voir dans certains RPG stratégique au tour par tour. Avant de partir dans une nouvelle zone, on va recruter des unités. Ces dernières vont pouvoir être ajoutées à l'équipe, pour combattre à nos côtés, en plus des disciples obligatoires, comme Orion. On peut ajouter jusqu'à 15 combattants dans notre ligne principale, et 3 en retrait, qui lanceront des attaques automatiquement, sans qu'on puisse prendre leur contrôle. Au début, on ajoute des unités dans notre ligne, afin de pouvoir être assez nombreux pour vaincre nos ennemis. Mais par la suite, on va comprendre que certaines unités sont très importantes en ligne de retrait, car elles vont pouvoir gérer le soin, ou d'autres buff très utiles en combat.

Chaque unité aura ses propres attaques. Tout comme chaque compagnon. Mais seule Avyanna aura plusieurs commandes de combats. Car, en plus des attaques classiques, elle va pouvoir lancer des sorts sur les ennemis. Ces sorts vont s'apprendre petit à petit au cours de l'aventure. Il y a de nombreux sorts à découvrir dans Disciples: Liberation, et certains seront souvent dévastateurs. Mais il faudra faire un choix. Car il sera impossible d'activer tous les sorts.


Après chaque combat, on va gagner de l'expérience, ce qui permettra de faire monter le niveau de notre personnage principal, nos compagnons, et bien sûr, nos unités. Pour ces dernières, il sera aussi possible de les faire évoluer via le lieu de recrutement. L'évolution va surtout servir aux unités fraîchement recrutées. Car lors du recrutement, qu'importe notre niveau, les unités débutent au niveau 1. Il faudra donc penser à les faire évoluer avant de repartir au combat.

Pour que tous nos combattants soient plus puissants, il faudra aussi changer leurs équipements. Mais chaque unité aura son propre équipement. Par exemple, Avyanna pourra s'équiper d'une arme, et diverses armures, ainsi qu'un fragment d'émotion. Les compagnons, comme Orion, vont pouvoir s'équiper d'une arme et d'un fragment. Quant aux unités, elles pourront seulement porter un fragment d'émotion. Mais il ne faudra pas choisir à la légère le fragment d'émotion. Car selon l'unité ou le compagnon, le fragment sera plus ou moins puissant.


Pendant notre aventure, on va pouvoir construire dans notre cité, une forge. Avec cette dernière, il sera possible de faire évoluer les différentes armes et armures, contre de l'or et des ressources.

La liberté ?

Disciples: Liberation est un jeu qui nous laisse beaucoup de liberté dans nos actes. Mais au final, on se rend très vite compte que la liberté n'est pas si libre que ça. Tout d'abord, dans le choix de nos quêtes de départ. Chaque zone propose une difficulté. Facile. Normale. Difficile. Donc, pour ne pas trop souffrir, on va commencer par les zones faciles, puis normales, afin de progresser plus facilement. Ce qui, au final, va obliger les joueurs à suivre la même voie.


On a aussi les choix dans les dialogues. Même si on est notre propre chef, et qu'on fait les choix que l'on désire. Orion est toujours là pour nous dire que les choix que l'on fait ne sont pas bien, et qu'on aurait dû faire un autre choix. Et à la longue, ça devient déconcertant. Alors, on commence à faire les choix qu'Orion aurait voulu qu'on fasse. Et on ne suit plus vraiment notre propre voie.

Et pour finir, il y a ce gros défaut du jeu lors des quêtes secondaires, qui vont nous obliger à toutes les faire. Lors de notre première excursion, d'instinct, on va prendre toutes les quêtes de la zone. Malheureusement, certaines seront trop difficiles. Alors, on n'essaiera pas de les terminer. On va suivre la quête principale. Et d'un coup, on va terminer la zone, et retourner à Yllian, sans avoir eu la possibilité de terminer toutes nos quêtes secondaires. Ne pouvant pas revenir dans la zone, on va instinctivement, lors de la nouvelle zone, se forcer à prendre et à terminer toutes les quêtes, avant de s'attaquer à la quête principale. Et parfois, ces quêtes vont nous offrir de magnifiques combats avec des ennemis de niveau 20, alors que nous sommes uniquement niveau 10. On apprendra plus tard qu'on peut revenir dans la zone, pour terminer nos quêtes.

Un monde chaotique.

Depuis l'annonce du jeu, ce qu'on apprécie dans Disciples: Liberation, c'est sa sublime direction artistique. Le jeu est vraiment magnifique. Chaque zone nous fait voyager dans son univers Dark Fantasy. Et les combats offrent des animations époustouflantes. On apprécie aussi les sublimes cinématiques du jeu, même si ces dernières sont en images fixes. Malheureusement, il n'y en a pas assez. On aurait adoré avoir quelques cinématiques après chaque fin de zone.


Ce qu'on apprécie aussi grandement dans Disciples: Liberation, ce sont les doublages, entièrement français. On se laisse plus facilement porter par les voix françaises. Dommage tout de même que tous les dialogues ne soient pas traduits. Parfois, on a un gros blanc sonore. Ce qui gâche un peu l'aventure. Heureusement, il y a toujours de sublimes musiques en fond pour nous accompagner.

Trop c'est trop !

Pour conclure, Disciples: Liberation est un jeu magnifique, mais pas parfait. Le jeu réussit à nous faire voyager dans son monde et son histoire avec une telle aisance, qu'on oublie parfois la difficulté des combats. Malheureusement, ces combats finissent, à un moment ou un autre, par nous rattraper. Et toute la magie qui se dégage du jeu disparaît, et laisse place à la frustration. Et si jamais on fait une seule erreur, on le paie cash, nous obligeant à reprendre notre histoire à zéro. Un défaut qui ne sera sûrement pas corrigé, et qui rebutera plus d'un joueur.




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