• Couple of Gamer

[Test][PlayStation 5] Returnal

Dernière mise à jour : mai 16


Après quelques mois très calmes du côté des exclusivités PlayStation 5, Housemarque vient relancer la machine, avec son roguelite Next-Gen, Returnal. Un jeu très attendu par de nombreux joueurs. Mais qui, à coup sûr, allait faire souffrir les non-habitués du genre. De note côté, nous avons laissé notre expert PlayStation, Cyril 2.0, avec Sélène, pour tenter l'aventure sur la planète Atropos. Il a souffert. Il est mort de nombreuses fois. Mais cela ne l'a pas empêché de prendre du temps pour donner son avis sur cette exclusivité.

À La Découverte de Returnal avec Cyril 2.0

Comme dirait l’Amiral Ackbar dans Star Wars : It’s A TRAP!!!

Returnal est une exclue PlayStation 5, sorti le 30 Avril 2021, et développé par Housemarque, où vous incarnez Selene, pilote du vaisseau Helios, qui va se s'écraser sur une planète inconnue, nommée Atropos. Vous partez donc à la découverte des lieux afin de trouver une solution pour, peut être, quitter cette planète et rentrer chez vous. Chaque nouvelle mort vous ramènera inlassablement au point de départ, juste après le crash.


Returnal est un jeu de type Rogue-Lite mêlé à du Souls-Like et du Shoot m up….

Rien que ça ! Les salles à explorer pour atteindre chaque boss sont disposées de manière aléatoires, et si vous mourrez, vous perdrez presque tout le loot accumulé durant votre run précédent, mais l’histoire, elle, se poursuit. Selene n’oubliera pas ce qui a pu se passer précédemment. Chaque nouvelle mort vous ramènera à la séquence d’introduction, vous revoyant inlassablement refaire le même crash sur Atropos. Encore, encore, et encore….

Comprenez par là que si vous aimez les Rogue-Lite, vous allez adorer Returnal !!! Pour venir à bout du jeu, il faudra compter entre 20 et 30 heures de jeu, selon sa façon de jouer, et de réussir les différents défis que se dresseront à travers votre chemin.

Difficile oui ! Mais pas pour tous !

Si vous êtes plutôt amateur de jeux d’aventure, alors mieux vaut être prévenu. Sachant que, d'une manière générale, plus de 80% des joueurs ne finissent pas les jeux, peut être par manque de temps, il vous faudra cette fois admettre que vous ne pourrez pas non plus terminer Returnal.


C’est un petit peu mon regret. La communication officielle autour de Returnal à travers les différentes bande-annonce ne laisse présager en rien que ce n’est pas un jeu d’aventure. Grand fan de science-fiction et de films de monstres, j’aurais aimé découvrir l’histoire qui se cache derrière cette boucle temporelle.


Raconter une histoire sur ce thème n’est pas insurmontable, je pense au très réussi film Edge Of Tomorrow qui traite du même sujet, mais là où le film sait nous immerger dans son univers en presque 2 heures, le jeu Returnal quant à lui ne se dévoilera pas si facilement.

La courbe de progression et d’apprentissage est beaucoup trop lente si vous n’êtes pas un adepte du genre. Le retour à la case départ n’est pas un châtiment en soi, c’est le principe même du rogue-lite, mais je retiendrais quelques défauts.

Le syndrome du jeu mobile. Lors de vos passages dans les différentes salles, vous aurez la possibilité d’obtenir des upgrades pour les armes, la combinaison, ou les aptitudes au combat. Certaines options vous apporteront du bonus au détriment d’un malus. Le tout est bien souvent accompagné de belles animations, qu’au final, on aura tendance à zapper à force de les voir en boucle. La première fois, on trouve ça joli, mais au bout de x fois, on finit par s’en lasser et on se rend compte que ça ne sert en rien à la narration. Bref, c’est joli, c’est comme sur smartphone quand on tapote l’écran pour débloquer tel ou tel succès, mais ça ne demande aucune compétence particulière.


Le facteur chance. Comme expliqué précédemment, on pourra apporter un upgrade à de nombreux éléments, mais aussi subir des downgrade. Et toutes ces caractéristiques évoluent à l’aide d’artefacts que l’on découvre dans des coffres disséminés dans les différentes salles. Les contenus des salles et des coffres sont aléatoires. Alors malgré toute la bonne volonté que vous pourrez y mettre, il arrivera que certaines runs vous soient très défavorables.

La maitrise pour survivre !

Grâce à sa combinaison, Selene est apte à courir, sauter, et réaliser un dash qui fera office de bouclier “invisible” en quelque sorte. Foncez vers les attaques ennemies à l’aide de ce dash, et vous ne subirez aucun dégât. Il vous sera également très utile pour franchir des barrières immatérielles faites de laser.


Toutefois, si vous souhaitez persévérer dans l’univers de Selene, et tenter de découvrir la fin, je ne saurais que trop vous conseiller d’apprendre à maîtriser le dash, c’est un véritable bouclier secondaire, apprenez également à maîtriser le rythme de chaque arme, elles ont toutes une cadence de tir propre à chacune, avec une option de recharge rapide via la touche R2 qu’il faudra apprendre à gérer. Et enfin, utilisez l’attaque de mêlée avec discernement, sachant que cette attaque ne vous rapportera pas d’obolotihes, et donc réduira vos chances d’acquérir ou “d’acheter” différents upgrade.

Un voyage Next-Gen ?

Dans Returnal, les décors sont gigantesques, à mi-chemin entre structures et édifications inconnues d’une civilisation disparue, et une nature qui reprend ses droits au fur et à mesure, peut-être même depuis des siècles. Lors de votre progression, vous aurez à faire face à tout un bestiaire qui une fois vaincus vous rapportera généralement des obolithes, une sorte de monnaie qui vous permettra d’upgrader votre combinaison, vos armes, et vos compétences.


Par certains aspects, la direction artistique n’échappe pas à la comparaison avec les derniers films Alien (Prometheus et Covenant), et on imaginerait presque découvrir le Space Jockey au détour d’une salle encore inexplorée. La végétation est dense et réagit à votre présence et votre passage. L’exploration est divisée en plusieurs “salles” séparées par des portes. Une précieuse mini-map sera là pour vous guider et vous indiquer le chemin principal pour atteindre votre but, ainsi qu’un itinéraire optionnel et les portes fermées que vous pourrez débloquer à l’aide de clés à récupérer dans les différentes salles.

Housemarque, société Finlandaise, était déjà à l'œuvre sur Resogun, Alienation, ainsi que Matterfall. Des titres avec des effets de particules colorées, de lumières, et d’explosions du plus bel effet que l’on retrouvera à nouveau dans Returnal. Visuellement, c’est un sans-faute : les temps de chargement sont invisibles, le SSD de la PlayStation 5 fait parfaitement le job. Je n’ai constaté aucun ralentissement, peu importe le nombre ou la taille des ennemis à l’écran, ainsi que le nombre de boulettes qui n’auront de cesse de vous foncer dessus.

L’ambiance sonore est également travaillée pour vous mettre la pression. Alternant entre phases calmes pendant l’exploration, et musiques très cinématiques quand arriveront les vagues d’ennemis. La musique rajoute un stress supplémentaire aux tirs qui vous arrivent dessus, ainsi que le rythme de tir de votre arme. Une ambiance très réussie qui trouve son point culminant, tel un bouquet final, quand vient l’heure du boss de fin de niveau !


Avec la Dualsense, on ressent de nombreuses sensations, comme par exemple la pluie à travers les vibrations, le tir secondaire met un certain temps pour se recharger, et vous en serez informé via le haut-parleur de la manette. Enfin, les gâchettes adaptatives avec leur retour de force pour le tir principal et secondaire permettent de ressentir les tirs et la pression sur la gâchette. En résumé, la dernière manette de Sony est ici très bien exploitée, tout comme dans l’excellent Astro’s Playroom (qui est un modèle du genre !).

Un jour sans fin ?

En conclusion, Returnal est un excellent “Rogue-Lite” doublé d'un “Souls-Like”. Et si vous ne savez pas ce que c’est, sachez simplement que c’est un petit peu comme pour beaucoup de jeux des années 90, vous n’en verrez pas la fin…. dans tous les sens du terme. Pour ma part, après 19h passées à parcourir le premier niveau en vain et 56 morts, je suppose qu’il y a quelque chose qui m’a échappé. Le jeu n’est pas trop difficile comme on a pu l’entendre ici et là, je parcours les différentes salles avec beaucoup de plaisir. Plus aucun ennemi ne me résiste, ou ne m’impressionne comme c’était le cas au lancement du jeu, mais j’appréhende et redoute à chaque fois l’affrontement final qui se solde inexorablement par un échec. Difficile de s’avouer vaincu et de prendre du recul quand le culte du jeu terminé semble être le passe-droit permettant de légitimer les différents avis éclairés. Quoi qu’il en soit, Returnal a donc toutes les qualités. Un doublage en français, une interface claire et lisible, une direction artistique cohérente, un scénario qui donne envie d'en apprendre davantage, ainsi que des graphismes qu'on est en droit d'attendre d'une PlayStation 5. Mais ne considérez pas ce jeu tel un jeu d'aventure, Returnal, c'est avant tout une expérience à vivre.



4,458 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout