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[Test][PlayStation 5] Death Stranding Director's Cut


1 an et demi après la sortie du dernier chef d'œuvre d'Hideo Kojima, Death Stranding. Le jeu a refait son apparition le 24 septembre sur PlayStation 5, dans une version Director's Cut, proposant très peu de nouveautés, mais quelques améliorations, et surtout, l'utilisation de la DualSense, pour une meilleure sensation en jeu. Mais est ce assez pour nous faire revenir dans ces Etats-Unis dévastés ? C'est ce qu'on a essayé de voir entre deux livraisons de colis.

A La Découverte de Death Stranding Director's Cut

Un nouveau Death Stranding !

Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui créa le temps et l'espace. Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui propulsa une planète dans cet espace. Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui donna naissance à la vie que l'on connaît. Et puis arriva une autre explosion.


Cette fameuse explosion qu'on nous narre dès le début du jeu, avec cette petite intro qui raconte un peu l'histoire, c'est le Death Stranding. Une catastrophe surnaturelle qui a détruit presque toute notre bonne vieille terre. La rendant triste et désertique. Cette explosion a eu pour effet de connecter le monde des vivants et des morts. Et la pluie qui tombe du ciel, fait vieillir toute personne qui ne se protège pas.

En plein cœur des UCA, nous contrôlons Sam "Porter" Bridges, un livreur, qui apporte vivres et autres matériaux, à ce qui reste de la population, calfeutrée dans leurs abris de fortune. Mais Sam "Porter" Bridges n'est pas n'importe qui. Et dans ce monde, il est peut-être le seul espoir, pour reconstruire l'Amérique.


1 an après la sortie de Death Stranding, on peut maintenant en dire un peu plus sur l'histoire de ce jeu, qui nous a bouleversé à l'époque. Car même si notre Sam "Porter" Bridges a pour but de rejoindre les différents réseaux des villes restantes, pour livrer divers colis. Le vrai but de l'histoire de Death Stranding, est de reconstruire l'Amérique, en reliant tous les relais entre eux.


Pour venir à bout de Death Stranding, il fallait compter une bonne soixantaine d'heures. Et bien sûr, même en connaissant le jeu, et surtout, ses mécaniques, la version Director's Cut prend un peu moins de temps. Mais on reste dans un temps de jeu identique. Limite, cette nouvelle version nous a pris encore plus de temps. Car la DualSense nous fatigue tellement à la longue, qu'on prend quelques pauses en plus.

Porter Express !

Dans Death Stranding, on va passer notre temps à faire des livraisons à travers les UCA. Mais ce n'est pas notre mission principale. Le but de ce jeu est de reconstruire l’Amérique avec ce qui est encore debout. Pour réussir cette tâche, il va falloir, dans un premier temps, relier toutes les villes relais du pays, et les convaincre de rejoindre le réseau des UCA. Pour cela, notre Sam "Porter" Bridges est équipé du Q-Pidon, un collier qui permet d'activer les villes relais du pays, et de les reconnecter au monde. Mais parfois, certaines villes relais ne voudront pas rejoindre les UCA. Il faudra alors les convaincre en réalisant quelques livraisons entre les diverses villes. Pour cela, chaque relais propose un poste de livraison, qui permet de prendre quelques colis, à livrer vers un autre lieu. Plus on réalisera des livraisons pour les villes relais, plus elles vous feront confiance. Permettant ainsi de les incorporer au réseau UCA.


Death Stranding propose plusieurs types de livraisons, hors la quête principale. On a les livraisons standard, les livraisons express, ou encore les Urgentes, parmi tant d'autres. Une fois la livraison terminée, on a le droit à une évaluation de la livraison qui se divise en plusieurs catégories. Point de connexion, état de la marchandise, délai de livraison ( pour les livraisons urgentes, volume de livraison, et divers. Tous ces critères permettent d'augmenter notre niveau de porteur. Plus on grimpe dans les échelons, plus on obtient quelques avantages supplémentaires. Comme par exemple, une meilleure connexion avec le monde.

Il y a plusieurs moyens d'effectuer des livraisons dans Death Stranding. À pied, ou avec divers véhicules. Au début du jeu, on n'a pas vraiment le choix. On commence chaque livraison d'un point A à un point B avec nos jambes. Notre Sam Bridges porte donc tout sur son dos. Ce qui a tendance à très vite le fatiguer. Mais aussi à user ses chaussures. Bien entendu, il sera possible de changer de chaussures si elles sont trop usées, ou encore se reposer dans un abri, ou dans une ville relais. Par la suite, il sera possible de débloquer des accessoires, qui seront utiles lors de nos livraisons à pied. Comme des exosquelettes, qui permettront d’éviter le déséquilibre causé par les charges lourdes qui penchent de gauche à droite. Il y aura aussi un sac à dos, pour pouvoir effectuer un meilleur rangement, ou encore des chariots, permettant de transporter des charges, sans se fatiguer, des télésièges, et des robots. Le gameplay de Death Stranding ne cesse d’évoluer du début à la fin. Et rien que dans l’évolution des accessoires pour les livraisons à pied, il y a de quoi faire. Certes, les premières heures du jeu vous montreront ce côté désagréable de la livraison. Mais par la suite, livrer à pied est un véritable plaisir.


Plus on avance dans le jeu, plus la zone de livraison devient grande. Et à couvrir à pied, c'est pas toujours agréable. On va donc avoir accès à de nombreux véhicules de transport, comme des Motos, ou divers camions. Ces véhicules auront la possibilité d’être personnalisés avec des palettes de couleurs. Et deviendront plus puissants au fil de l'aventure. Le jeu propose aussi quelques véhicules blindés, facilitant ainsi les déplacements dangereux vers les camps de mules.


Certes, Death Stranding vous met dans la peau d'un livreur pendant de nombreuses heures. Et ça peut paraitre ennuyant et répétitif. Mais, entre les histoires qui se racontent à chaque petite ville relais, et les somptueux paysages que l'on découvre. Il est difficile de ne pas se prêter au jeu du livreur. Il sera même parfois difficile de ne pas dire non à une livraison Urgente, juste pour le défi d’être le plus rapide à traverser toute l’Amérique.

Seul, sans être seul !

Une fois connecté au réseau UCA, les villes relais font partie intégrante du réseau Chiral. Ce réseau permet de connecter les différents joueurs entre eux. C'est-à-dire que toutes les structures posées sur le sol, générateur, pont, chambre privée, tyrolienne, et bien d'autres encore, peuvent être utilisé par les membres connectés. Il est donc possible de progresser facilement dans l'histoire, grâce au lien que le jeu fait entre les joueurs.


Ce système permet de se sentir moins seul sur cette grande carte des USA dévastée par le Death Stranding. Car un simple abri pour se reposer, ou encore un générateur, peut nous sauver d'une mort certaine. Le jeu propose un large contenu de structures. Et ces structures demandent énormément de ressources, parfois très lourdes à porter. Il est donc impossible d'avoir toujours tout sous la main. Cette connexion avec le monde est un atout majeur dans la progression du jeu. Et plus on avance dans l'aventure, plus la connexion est forte. Et elle permet ainsi d'avoir un lien avec le monde, encore plus puissant. On se retrouve donc avec des milliers de structures sur la map, toutes utiles les unes que les autres.

Avec cette connexion, il est aussi possible de reconstruire les routes des UCA, avec les autres joueurs. Ces routes serviront à tous, pour avancer en toute sécurité. Mais surtout, ils permettent aux joueurs qui ont beaucoup donné pour la construction, de recevoir de nombreux "Like". Augmentant ainsi leur point de connexion.


Par la suite, après avoir bien avancé, le jeu propose des contrats de connexion avec d'autres joueurs, pour avoir une priorité sur certaines structures, ou encore, des demandes de matériaux, ou armes, aux autres généreux donateurs connectés, pour nous aider, lors d'un moment difficile. Et plus on avance vers la fin du jeu, plus la connexion grandit. Ce qui rend les UCA très actifs.

Quand la mort nous emporte !

Death Stranding propose différentes phases de combat. Dans un premier temps, les combats contre les ennemis les plus courants du jeu, les échoués. Ces derniers ne peuvent être vraiment tués. On peut surtout les libérer de ce monde, pour les envoyer de l'autre côté. Pour cela, on dispose de plusieurs armes à notre disposition. Les grenades, qui, en explosant, libèrent le sang du Dooms de Sam Porter sur les échoués, ce qui les renvoie dans la grève. Il est possible aussi d'utiliser des armes de poing, ou fusils d’assaut, qui tirent des balles de sang sur les échoués. Plus on charge, plus la balle est chargée de sang. Ce qui risque de nous tuer, si on ne possède pas assez de poche de sang sur nous. Il y a aussi les menottes coupe cordon. Ces dernières permettent de couper le cordon ombilical qui relie les échoués entre les deux mondes. Mais pour utiliser ces menottes, il faut se rapprocher de très près des échoués. Sam étant porteur du DOOMS, il a la possibilité de voir, grâce au BB, les échoués qui s'approchent d'un peu trop près. Mais si par malheur, un échoué nous détecte, et s'approche de nous, ce dernier transformera la terre en grande marée de poix, une mer noire qui connecte les deux mondes. Pour s'en sortir, il faudra réussir à quitter la zone, sans se faire aspirer par les échoués. S'ils nous attrapent, on est automatiquement envoyé dans la grève. Et notre seule chance de survie, c'est de retrouver notre corps, pour rejoindre le monde des vivants. Il est impossible de mourir face à des échoués. Mais ce ne sont pas les seuls ennemis du jeu.

Quand ce ne sont pas les échoués qui attaquent, ce sont les mules. Ces derniers, vus comme des terroristes séparatistes, n'ont qu'une seule envie, voler les marchandises de tous les transporteurs qui s'aventurent dans les terres détruites de l’Amérique. Au début, les mules nous attaquent avec leur bâton électrique. On ne craint pas grand-chose d'elles. Et quelques droites bien placées, les mettent KO en trois coups seulement. Malheureusement, plus on développe notre réseau, plus on déverrouille de nouvelles armes, létales ou non. Armes de poing, Fusils d’assaut, fusils à pompe. L'arsenal de notre livreur grandit. Et celui des mules aussi. Ce qui rend la traversée de l’Amérique de plus en plus dangereuse. Car on se fait attaquer par des armes létales, qui peuvent nous tuer. Et bien sûr, qui dit mort, dit Game Over, comme pour tout jeu. Alors il faudra se battre à armes égales, ou presque. Car la mort n'est pas vraiment l'option parfaite. Car chaque cadavre oblige à détruire le corps, sous peine de néantisation, donc nouveau Death Stranding. Et du coup, Game Over. Pour éviter ça, les différentes armes létales proposées, ou grenades, peuvent être créées en mode non létale, pour assommer les ennemis. Permettant ainsi de se battre à armes égales, contre les mules. Et éviter de répandre la mort, qui pourrait créer une néantisation, et un Game Over.


Mais ce n'est pas le seul Game Over possible dans Death Stranding. Parfois, certaines marchandises seront capitales. Et si elles sont détruites, il n'y a pas de retour en arrière possible. Mais il faut être barbare pour détruire les marchandises. Car elles sont très résistantes. Et même si parfois elles sont endommagées, il est possible de les réparer avec un spray colmatant.

Un voyage Next-Gen ?

Il y a un an, le voyage était déjà magnifique sur la petite PlayStation 4. Mais cette version Director's Cut sur PlayStation 5, arrive encore à nous surprendre. Et on apprécie encore plus notre traversée des UCA. Graphiquement, c'est une nouvelle claque, qui surpasse de loin la version PlayStation 4 qu'on avait pu tester. Les panoramas sont toujours aussi spectaculaires, quelque soit la zone que l'on explore. On ne va pas refaire tout un paragraphe entier sur les décors, infrastructures, véhicules. Les sublimes cinématiques. Et le casting 5 étoiles, avec le jeu d'acteur de certains d'entre eux, qui restera gravé dans l'histoire du jeu vidéo. Car rien n'a vraiment changé, mis à part la qualité 4K qui fait des étincelles. Il est possible de choisir entre deux modes d’affichage. Le mode Performance avec la 4K mise à l’échelle et jusqu’à 60 FPS, ou bien le mode Qualité en 4K native. Ces deux modes sont compatibles avec les écrans ultra-larges et HDR, pour un rendu encore plus exceptionnel.


Bien sûr, l'expérience sur PlayStation 5 est encore plus agréable avec la DualSense. Grâce au retour haptique, on ressent le moindre petit effet environnemental dans la manette. Un peu comme dans Astro Boy. La pluie, les tirs, les différentes surfaces. On a aussi le droit à une résistance dans les gâchettes, quand on tente de garder son équilibre, ou quand on conduit un véhicule. Les sensations de la DualSense sont vraiment présente. Et l'expérience en jeu n'est que meilleure. De plus, si on a la chance d'un casque compatible, on peut aussi profiter de l'audio 3D. Parfait pour se laisser emporter de la plus belle des manière, par l'ambiance sonore de Death Stranding.

Director's Cut ?

La Director's Cut de Death Stranding n'est pas là pour rien. Et même si pour avoir accès aux nombreux ajouts de cette version, il faudra patienter un bon moment. Il est nécessaire de préciser ce que nous réserve vraiment cette version. A vrai dire, pas grand chose d'utile. Du moins, rien de bien novateur. Une qu'on a appréciée toutefois, c'est la possibilité d'activer les gros caractères d'écriture. Ce n'est pas l'ajout le plus important pour beaucoup. Mais pour certains, c'est un grand soulagement. Pour le reste, on a le droit à de nouveaux lieux, comme la zone d'entraînement. On a aussi des nouveaux objets à créer, dont un qui arrive un peu trop vite. Un robot transporteur qui nous accompagne, et nous facilite un peu trop la tâche. Une fausse bonne idée, qui gâche un peu le côté livreur solo de la version originale.


Côté arme, on a aussi accès à de nouveaux joujou non létale. Ces derniers, qui fonctionnent comme des tasers, vont nous permettre d'être invincibles dès les premières heures, face aux mules et aux échoués. On ne va pas dire que ces ajouts sont gênants. Mais ça casse un peu la difficulté des premières heures. C'est comme si on nous donnait un exosquelette à notre naissance, pour déjà tenir sur nos jambes, alors qu'on ne devrait pas.


Le jeu ajoute aussi des petits délires, qu'on ne comprend pas toujours, mais qui sont bien présents. On pense aux courses, qui sont disponibles bien plus tard dans le jeu, ou la catapulte à marchandises. Une version Director's Cut qui n'est pas exceptionnelle niveau ajout. Mais qui permet de progresser plus facilement, dès le début de l'histoire.

La meilleure des versions ?

Pour conclure, Death Stranding était LA claque vidéoludique de l'année 2019. Pour nous, c'était le gros chef d'œuvre d'Hideo Kojima. Mais la version Director's Cut ne permet pas en 2021 de faire de Death Stranding, la nouvelle claque de l'année. Même si refaire le jeu une seconde fois n'enlève en rien la magie qui se dégage de ce chef d'œuvre. La Director's Cut n'apporte pas assez de contenu, pour vraiment nous replonger avec émerveillement, comme ce fut la première fois. Heureusement, la DualSense apporte une expérience nouvelle à l'aventure. Un petit plus qui apporte bien plus que la Director's Cut.




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