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[Test][Xbox] Back 4 Blood


Après avoir découvert par deux fois le jeu via les bêtas, le successeur de Left 4 Dead a enfin pointé le bout de son nez le 12 octobre, sur PC, PlayStation et Xbox. Nouveau bébé coopératif de Turtle Rock Studios, Back 4 Blood est un jeu de tir solo ou multijoueur, où l'on va devoir, comme dans Left 4 Dead, survivre à des hordes de zombies, pas toujours très sympathiques. Mais 13 ans après la sortie de Left 4 Dead premier du nom, Back 4 Blood peut t-il vraiment prendre la place du mythique shooter de zombies coopératifs ? C'est ce qu'on a essayé de découvrir dans notre ultime avis de Back 4 Blood, après 2 previews plutôt convaincantes.

A La Découverte de Back 4 Blood

Retour dans le passé ?

Back 4 Blood est FPS coopératif, développé par les créateurs de Left 4 Dead, qui nous place au centre d'une guerre contre les Infestés. Ces hôtes d'un parasite mortel, autrefois humains, se sont transformés en créatures terrifiantes déterminées à dévorer ce qu'il reste de la civilisation. Avec la survie de l'humanité en jeu, on va devoir faire équipe pour éradiquer les Infestés et sauver le monde.


Le jeu propose plusieurs modes de jeu, pour s'acharner comme il se doit sur les infestés. Le principal mode qu'on retrouve dans Back 4 Blood, c'est la campagne multijoueur, ou solo, si vraiment on ne souhaite pas jouer avec d'autres joueurs. Cette campagne est composée de 4 actes, divisés en plusieurs parties. Comme dans Left 4 Dead, on doit partir du Point A, pour rejoindre le Point B, tout en exterminant un maximum d'infectés. Le jeu propose aussi le mode nuée, un mode PvP, où deux équipes de 4 vont devoir s'affronter. Ce mode est un peu spécial. Car on va devoir jouer les monstres et les nettoyeurs à tour de rôle. Et le but va être de survivre le plus longtemps possible en tant que nettoyeurs. Ce mode n'est pas le meilleur de Back 4 Blood. Mais certains joueurs peuvent apprécier le côté PvP, où l'on peut prendre le contrôle des différents styles d'infestés, comme des piqueuses, afin de tuer quelques nettoyeurs. Malheureusement, ce mode reste assez mal développé. Et la carte nous empêche parfois de vraiment s'amuser. Il y a un véritable manque de liberté, qui gâche vraiment le mode nuée.

En plus de ces modes de jeu, on va aussi avoir quelques quêtes à réaliser lors du lancement du jeu, dans notre QG de départ, le fort Hope. Ces quêtes, pour la plupart optionnelles, vont surtout servir à améliorer nos decks ou gagner quelques skins. Dans l'ensemble, Back 4 Blood ne propose pas beaucoup de contenu. Et quand on se lance dans la campagne, on a l'impression de revenir 10 ans en arrière. Rien ne change vraiment. Enfin, presque rien. Le côté deckbuilder apporte une petite nouveauté.


Pour venir à bout de la campagne du jeu, il faut compter une bonne dizaine d'heures. Tout dépend de l'équipe et du niveau de difficulté. Car avec une mauvaise équipe, ou des coéquipiers IA, la campagne peut devenir très vite interminable. Surtout quand on doit faire face à des vagues impressionnantes d'ennemis, et que l'IA n'est pas capable d'y faire face.

Les cartes de la victoire ?

La particularité de Back 4 Blood, c'est son système de deck. On en avait vaguement parlé lors de nos previews, car on ne pensait pas que ce système serait très important. Et pourtant, il l'est plus ou moins. Au début du jeu, on va nous apprendre vite fait à construire notre deck. Chaque mode de jeu a le droit à son deck. On va donc devoir créer des decks pour le mode solo, campagne et nuée. Bon, la première fois, on laisse les decks par défaut. Mais pour que le jeu gagne en rejouabilité, on doit forcément passer par la case deck.


Mais concrètement, à quoi sert un deck dans un jeu de tir comme Back 4 Blood ? On pourrait dire, à rien. Mais le titre est parfois tellement exigeant quand les différentes capacités des cartes de notre deck vont être très utiles pour la survie de notre équipe. Un deck est composé de 15 cartes. Il y a plus d'une centaine de cartes à découvrir. Chaque carte va nous apporter des bonus, d'attaques, de soins, ou même de défenses. L'idéal est de créer un deck qui nous apporte un peu de tout. Malheureusement, c'est assez difficile au départ. Car il y a une dizaine de cartes disponibles. Par la suite, à force jouer, on va commencer à avoir des cartes plus intéressantes, permettant de créer le deck ultime.

Pour récupérer un maximum de cartes, il va falloir dépenser ses points récoltés après chaque partie, dans la chaîne de ravitaillement, disponible dans le menu du QG. Cette chaîne permet de récolter aussi quelques skins pour les 8 nettoyeurs, et aussi pour les armes. Plus on va jouer, plus on va gagner des points de ravitaillement, plus on va pouvoir débloquer de nouvelles cartes, plus ou moins utiles.


Bien sûr, si on a le droit à des cartes, l'IA aussi va s'amuser avec quelques cartes. Mais ce ne sont pas du tout les mêmes cartes. Avant chaque partie, il va lancer des Cartes de Corruption aléatoires. Ces cartes sont, la plupart du temps, des malus, qui vont rendre la partie un peu plus difficile. Parfois, on va aussi avoir des défis à réaliser, en tant que "quêtes secondaires optionnelles". Les corruptions sont les petits coups de trop, qui peuvent parfois nous donner envie de RageQuit le jeu. Car, même en Recrue, on peut très vite se sentir impuissant face à la menace. Mais c'est aussi ce qui fait la force de Back 4 Blood. Le côté aléatoire de chaque partie.

Les nettoyeurs sauvent le monde !

En plus de devoir faire avec la construction de deck, il va falloir trouver les bons coéquipiers, pour avoir l'équipe de nettoyeur adéquate, pour vaincre la menace. Dans Back 4 Blood, il y a 8 nettoyeurs jouables. Chaque nettoyeur va avoir sa propre compétence, on une arme principale. Il va aussi apporter son petit bonus d'équipe. Par exemple, Holly se bat principalement avec une batte cloutée, ajoute +25 d'unités à l'équipe, et résiste aux dégâts. Alors que Maman, qui utilise un fusil à pompe, va pouvoir réanimer instantanément un coéquipier, tout en apportant une unité extra de soin à toute l'équipe. Mais ce n'est pas parce que les personnages ont leur propre arme ou capacité, qu'ils ne peuvent pas utiliser les armes de leur choix.

Pendant une partie, on va démarrer avec un pack d'équipement. Ce pack n'est pas définitif. Selon les armes ou objets trouvés, on va pouvoir changer notre équipement, comme bon nous semble. Si on a une petite préférence pour les fusils à lunette, on peut très bien utiliser uniquement un fusil à lunette. Mais pour être sûr de survivre dans ce monde infesté, il va falloir trouver son arme, et la garder. Car pendant l'éradication d'infestés, on va récolter de l'argent. Et lors de chaque Safe Zone, on va pouvoir améliorer la qualité de notre arme avec l'argent récolté. Et plus l'arme évolue, plus elle est puissante. Ce qui est un très bon point face aux boss imposant de Back 4 Blood. Malheureusement, la Safe Zone va souvent servir à reprendre du soin. Car même en Recrue, les zombies sont assez coriaces. Et parfois, une petite erreur peut nous coûter la vie, ou presque. Comme le fait de viser des oiseaux, qui vont se mettre à coasser et avertir tous les zombies aux alentours. C'est fun pour le carnage. Mais moins pour la survie et les munitions.


Chacun des nettoyeurs va aussi avoir sa petite garde-robe personnelle. Comme pour les cartes, ce sont les points de ravitaillement qui vont servir à débloquer de nouveaux skins. Il y a très peu d'éléments cosmétiques pour les nettoyeurs, un peu moins de vingt pour chaque personnage. Mais si on combine ça, avec les différents skins d'armes, et les cartes. On a tout de même plus d'une centaine d'éléments à débloquer.

Left 4 Blood ?

En 13 ans d'existence, le jeu de Turtle Rock Studios est toujours dans le cœur de nombreux joueurs. Aujourd'hui encore, Left 4 Dead 2 cumule plus de joueurs en ligne sur steam que Back 4 Blood. Pourtant, la jouabilité est différente. Heureusement d'ailleurs. Mais quand on compare les deux jeux, on prend plus de plaisir de tirer sur du zombie dans Back 4 Blood. Les sensations sont très agréables, quelle que soit l'arme utilisée. Les animations sont plus réalistes. Et les niveaux que l'on visite pendant la campagne sont très variés. Même les sons nous plongent plus facilement dans l'ambiance. De plus, faire tourner le jeu en ultra sur PC, c'est un véritable plaisir pour les yeux.

Mais Back 4 Blood s'accroche un peu trop à son prédécesseur. On retrouve trop d'éléments qui nous montrent à quel point le jeu n'a pas vraiment sa propre identité. Comme la Safe Zone. Mais c'est surtout du côté des infestés qu'on remarque le manque d'imagination. On retrouve les mêmes styles de zombies qu'on avait l'habitude de croiser lors de nos parties enflammées de Left 4 Dead. Et le pire, c'est qu'ils ne sont pas tous présents. Certes, on a le droit à un boss mythique, qui nous mène la vie dure. Mais ce n'est pas assez pour se créer une identité propre. On aurait adoré découvrir d'autres styles d'infestés originaux, qu'on n'avait jamais vus auparavant, histoire d'avoir un effet de surprise. Un point négatif qui rend ce petit Back 4 Blood moins intéressants que prévu.

Un retour sanglant ?

Pour conclure, Back 4 Blood est bel et bien le successeur de la série Left 4 Dead. Tout est réuni pour nous replonger 13 ans en arrière, avec quelques nouveautés qui apportent un peu de fraicheur au jeu de tir coopératif de Turtle Rock Studios. Mais le jeu a aussi ses limites. Si on regarde de plus près, Back 4 Blood, c'est Left 4 Dead 3. Les mêmes infestés. Les Safe Zone. Le gameplay nerveux. Mis à part le deck, Back 4 Blood n'est pas bien différent des Left 4 Dead. Mais est-ce si mal que ça au final? En tout cas, de notre côté, ce n'est pas ce qui nous a empêchés de prendre du plaisir tout au long de la campagne.


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