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[Test][Steam] MONARK


Après The Caligula Effect 2, et juste avant le très intrigant Crystar, FURYU Corporation sortira son nouveau RPG, MONARK. Disponible le 22 février sur PlayStation, Nintendo Switch et Steam, cette nouvelle aventure nous plongera au cœur de la Shin Mikado Academy, engloutie dans une brume induisant la folie aux étudiants. Une histoire à l'image des derniers jeux de FURYU Corporation, qu'on a parcouru dans ce monde et dans un autre, afin de voir si le jeu était à la hauteur de nos attentes. Et surtout, si FURYU Corporation ne tournait pas trop en rond avec ses RPG qui se suivent.

Trailer du jeu

Retour à l'école !

MONARK est un RPG stratégique au tour par tour qui nous plonge dans une histoire encore plus loufoque que celle de The Caligula Effect 2. L'histoire se déroule principalement dans la Shin Mikado Academy. Alors qu'une brume mystérieuse a entouré l'académie, et a plongé la plupart des étudiants dans la folie. Notre héros va devoir tout faire pour sauver ses amis, et surtout son monde. Pour cela, il devra voyager entre l'Autre Monde et le monde réel, pour mettre un terme à cette folie. Mais le voyage ne sera pas de tout repos. Car dans l'Autre Monde, une armée de démons nous attendra. Et notre seul moyen de la vaincre, sera de développer notre égo.


L'aventure de MONARK se déroule en plusieurs actes, qui vont avoir une trame assez similaire. Sans spoiler sur l'histoire. Dans un acte, on va devoir explorer une zone. Aider les étudiants fous. Et vaincre un boss. Lors de l'acte, on sera souvent confronté à une énigme, qui nous demandera de trouver des indices pour sauver les étudiants. Résonner une personne. Ouvrir un coffre. Et bien d'autres. Malheureusement, ça ne sera pas toujours évident de comprendre le fonctionnement. Parfois, on va se perdre des heures dans un couloir, alors que la solution est sous notre nez.

Pendant notre aventure, on va faire la rencontre de nombreux personnages. Principalement des étudiants et des profs. Plus on va avancer dans l'aventure, plus on va en faire des rencontres. Il y a plus d'une centaine de personnages à rencontrer.


Pour progresser dans les actes de MONARK, il faudra s'aider de son smartphone. Grâce à l'application To-Do List, on va pouvoir suivre le suivi de notre quête principale. Ce smartphone va aussi nous servir à voir la carte, faire des appels, modifier les personnages, voir l'inventaire, et obtenir des informations sur les étudiants, profs et autres bizarreries de cette académie. Il y aura aussi un suivi des trophées. D'ailleurs, un petit cadeau sera offert à chaque trophée.


MONARK est un jeu qui reste assez linéaire. Surtout au début du jeu. L'exploration est plus que limitée. Et on va se retrouver à simplement explorer l'étage qu'on nous demande d'explorer. Ce qui fait que les premiers actes se terminent assez rapidement. Mais par la suite, il sera possible d'explorer un peu plus l'académie et ses alentours, ainsi que faire quelques sauts vers l'Autre Monde, histoire de faire quelques combats pour gagner un peu d'esprit, et de monter son Ego. Pour venir à bout du jeu, il faudra compter une bonne quarantaine d'heures. Bon, ça peut varier selon le niveau de compréhension. Car on peut facilement bloquer une heure sur un acte, alors que la solution se trouve sous notre nez.

Alter ego !

Lors de notre long voyage, on va devoir faire face à bons nombres d'ennemis, plus ou moins facile à vaincre. Les combats de MONARK se déroulent au tour par tour. Avant de se lancer dans un combat, on va devoir placer nos pions sur la zone de jeu. Une fois prêt, le combat va se lancer. Ces derniers se déroulent dans une zone spéciale de l'Autre Monde. Et chaque combat sera différent. Car aucune zone ne se ressemble vraiment. Parfois, on va avoir le droit à un simple carré de combat, sans obstacle. D'autres fois, des murs ou des cristaux s'inviteront au combat. Et il faudra penser à les briser pour se débloquer.


Les combats ne sont pas bien différents des combats rencontrés dans un JRPG. On va devoir attaquer les ennemis, sans que notre héros tombe à 0. Sinon, c'est GameOver. Pour vaincre un ennemi, on aura le choix entre les Arts et les Autorithy. Dans les deux cas, on trouvera des capacités capables de faire un peu de dégâts aux ennemis. Ces attaques vont s'apprendre au fur et à mesure qu'on dépensera des esprits dans les arbres à compétences des différents personnages. Chaque personnage aura son propre arbre. Et donc, ses propres capacités. Plus le combat sera difficile, plus on gagnera des esprits. De plus, selon notre rang final, on obtiendra un petit bonus d'esprit. La fin d'un combat va aussi permettre d'augmenter l'une des 7 stats de notre Ego.

L'Ego va surtout servir à augmenter certaines stats. Mais ça ne permettra pas de monter de niveaux, ou d'augmenter les stats importantes, comme la force, l'intelligence ou autres. Pour cela, il faudra dépenser ses esprits dans l'arbre à compétence. Chaque nouvelle capacité acquise permettra de monter le niveau du personnage, ainsi que ses stats principales. Bien sûr, même si les premières capacités s'échangeront contre 15-20 esprits. Plus on avancera dans notre arbre, plus les capacités coûteront cher.


Pour monter l'Ego de notre personnage, on aura aussi le droit à des "Test Psychologique". Ces derniers seront donnés par des étudiants de l'académie. Il sera donc très important de parler à tout le monde, afin d'augmenter son Ego au maximum.


Lors des combats, on sera aussi accompagné de Fiends, des compagnons d'armes qu'on pourra créer de toute pièce, grâce à des Vessels. Les Fiends auront eux aussi un arbre à compétence, avec de nombreuses compétences à débloquer. Mais contrairement à notre héros ou ses amis, les Fiends pourront changer leurs stats grâce aux Vessels, qui serviront d'équipements. Il y a 3 types de Vessels. La tête. Le corps. Et les jambes.

L'appel de la mort !

Pendant toute l'aventure, on va explorer des zones du Mist. Lors de ces explorations, on va devoir garder un œil sur notre activité mentale, le MAD. Plus on va passer du temps à explorer le Mist, plus notre MAD va augmenter. Et si on atteint un niveau critique, on sera envoyé dans un combat mortel dans l'Autre Monde, où la fin sera inévitable. Pour contrôler son MAD, il faudra faire attention aux appels de la mort. Ces derniers vont rendre encore plus fous les élèves du Mist. S'ils entendent notre téléphone, ils se mettront à crier, et notre MAD augmentera un peu trop.


Avant l'appel de la mort, il sera toujours possible de faire baisser son MAD. Pour cela, il faudra s'approcher de Vanitas, notre petit lapin bizarre, et composer un numéro spécial, qui fera descendre notre MAD. Cette astuce servira aussi à annuler certains appels de la mort.


Les appels auront aussi d'autres utilités dans le jeu. Car MONARK est un jeu très compliqué. Surtout lors des combats de boss. La faute à un manque de combats et d'esprits, pour faire évoluer nos personnages. Heureusement, grâce aux appels, on pourra retourner quand on le souhaite, dans l'Autre Monde, pour refaire certains combats, et gagner des esprits. Une façon simple de faire évoluer plus rapidement ses personnages.

FURYU jusqu'au bout !

Une fois n'est pas coutume, FURYU Corporation nous plonge dans une histoire un peu folle, mais haut en couleur. Comme pour The Caligula Effect 2, on va être dans un univers assez linéaire, qui va manquer de lieux à explorer. Mais l'académie et l'Autre Monde ont tout de même de très bons arguments pour nous faire rester. Surtout l'Autre Monde, qui au fur et à mesure de l'histoire, nous en met plein la vue. Mais ce qu'on apprécie par-dessus tout, c'est la métamorphose de notre héros et ses alliés. En gros, on va avoir le roi, la reine, les cavaliers, les pions. Bref, des personnages sortis tout droit d'un échiquier. Et c'est une réussite. Certes, les déplacements sont libres, et ne se font pas en fonction de la pièce. Mais on remarque très rapidement que MONARK met en avant les échecs. Malheureusement, côté ennemi, le bestiaire reste, une fois de plus, très limités. Heureusement, les boss sont là pour rattraper le coup.


MONARK est loin d'être un jeu parfait. Entre les combats de boss un peu trop difficiles. Le manque d'aide pour certaines énigmes. Et l'exploration a ses limites. Parfois, on a envie de tout lâcher, et d'y revenir peut-être plus tard. Et l'absence de traduction française n'aide pas.

Bloqué !

Pour conclure, MONARK est à l'image des derniers jeux de FURYU. Un peu spécial. Mais très appréciable. Malheureusement, on a encore cette sensation de toujours faire et voir la même chose. Et à la longue, on prend un peu moins de plaisir à y jouer. Même si le système d'évolution des personnages est très bien pensé. Il manque cette petite étincelle, pour rendre MONARK parfait. Et on ne parle pas de la VF.



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