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[Test][Steam] Death Stranding Director's Cut


6 mois seulement après une sortie sur PlayStation 5, la version Director's Cut de Death Stranding a fait son apparition sur steam. L'ultime version du jeu, proposant quelques nouveautés et améliorations. Avec l'utilisation de la DualSense sur PC, pour une meilleure sensation en jeu. L'occasion de retourner aux Etats-Unis, pour relier une dernière fois l'UCA. Et voir si le chef d'œuvre de Kojima a toujours ce qu'il faut pour nous tenir en haleine pendant des heures, même sur PC.

Trailer du jeu

Un jour, il y eu une explosion ... encore !

Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui créa le temps et l'espace. Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui propulsa une planète dans cet espace. Un jour, il y eut une explosion, un souffle qui donna naissance à la vie que l'on connaît. Et puis arriva une autre explosion.


Cette fameuse explosion qu'on nous narre dès le début du jeu, avec cette petite intro qui raconte un peu l'histoire, c'est le Death Stranding. Une catastrophe surnaturelle qui a détruit presque toute notre bonne vieille terre. La rendant triste et désertique. Cette explosion a eu pour effet de connecter le monde des vivants et des morts.


En plein cœur des UCA, nous contrôlons Sam "Porter" Bridges, un livreur, qui apporte vivres et autres matériaux, à ce qui reste de la population, calfeutrée dans leurs abris de fortune. Mais Sam "Porter" Bridges n'est pas n'importe qui. Et dans ce monde, il est peut-être le seul espoir, pour reconstruire l'Amérique.

6 mois après s'être relancé dans la version PlayStation de Death Stranding, on ne pouvait pas passer à côté de l'ultime version PC du jeu. Car, malgré la durée de vie, et la lenteur de l'histoire à certains moments, Death Stranding nous bouleverse toujours autant. Comme toujours, du côté de l'histoire, on va devoir rejoindre les différents réseaux des villes restantes, pour livrer divers colis. Le vrai but de l'histoire de Death Stranding, est de reconstruire l'Amérique, en reliant tous les relais entre eux. Un travail de longue haleine, qui prend plus ou moins de temps. Mais surtout, qui s'apprécie à sa juste valeur. Car, plus on joue à Death Stranding, plus on l'apprécie. Car derrière ce jeu de livraison, il y a quelque chose de très profond qui s'y cache. Et même après la 3e fois, on se laisse porter par ce voyage unique.


Pour venir à bout de Death Stranding Director's Cut, difficile de dire. La première fois, nous avons passé une bonne soixantaine d'heures à livrer des colis. Puis une quarantaine d'heures. Mais cette fois-ci, la version PC nous a tellement immergée, qu'on a passé de nouveau plus de soixante heures dans les plaines désertiques, à livrer des colis, et vaincre des échoués et des mules. Mais un tel chef d'œuvre se vit. Et plus on va y passer du temps, plus on va l'apprécier. En-tout-cas, ce fut le cas pour nous.

La légende de la livraison !

Dans Death Stranding, on va passer notre temps à faire des livraisons à travers les UCA. Mais ce n'est pas notre mission principale. Le but de ce jeu est de reconstruire l’Amérique avec ce qui est encore debout. Pour réussir cette tâche, il va falloir, dans un premier temps, relier toutes les villes relais du pays, et les convaincre de rejoindre le réseau des UCA. Pour cela, notre Sam "Porter" Bridges est équipé du Q-Pidon, un collier qui permet d'activer les villes relais du pays, et de les reconnecter au monde. Mais parfois, certaines villes relais ne voudront pas rejoindre les UCA. Il faudra alors les convaincre en réalisant quelques livraisons entre les diverses villes. Pour cela, chaque relais propose un poste de livraison, qui permet de prendre quelques colis, à livrer vers un autre lieu. Plus on réalisera de livraisons pour les villes relais, plus elles nous feront confiance. Permettant ainsi de les incorporer au réseau UCA.


Death Stranding propose plusieurs types de livraisons, hors la quête principale. On a les livraisons standard, les livraisons express, les livraisons classées, pour se mesurer aux livreurs du monde entier, ou encore les Urgentes, parmi tant d'autres. Une fois la livraison terminée, on a le droit à une évaluation de la livraison qui se divise en plusieurs catégories. Point de connexion, état de la marchandise, délai de livraison (pour les livraisons urgentes, volume de livraison, et divers. Tous ces critères permettent d'augmenter notre niveau de porteur. Plus on grimpe dans les échelons, plus on obtient quelques avantages supplémentaires. Comme par exemple, une meilleure connexion avec le monde.

Il y a plusieurs moyens d'effectuer des livraisons dans Death Stranding. À pied, ou avec divers véhicules. Au début du jeu, on n'a pas vraiment le choix. On commence chaque livraison d'un point A à un point B avec nos jambes. Notre Sam Bridges porte donc tout sur son dos. Ce qui a tendance à très vite le fatiguer. Mais aussi à user ses chaussures. Bien entendu, il sera possible de changer de chaussures si elles sont trop usées, ou encore se reposer dans un abri, ou dans une ville relais. Par la suite, il sera possible de débloquer des accessoires, qui seront utiles lors de nos livraisons à pied. Comme des exosquelettes, qui permettront d’éviter le déséquilibre causé par les charges lourdes qui penchent de gauche à droite. Il y aura aussi un sac à dos, pour pouvoir effectuer un meilleur rangement, ou encore des chariots, permettant de transporter des charges, sans se fatiguer, des télésièges, et des robots. Le gameplay de Death Stranding ne cesse d’évoluer du début à la fin. Et rien que dans l’évolution des accessoires pour les livraisons à pied, il y a de quoi faire. Certes, les premières heures du jeu nous montreront ce côté désagréable de la livraison. Mais par la suite, livrer à pied est un véritable plaisir.


Plus on avance dans le jeu, plus la zone de livraison devient grande. Et à couvrir à pied, ce n'est pas toujours agréable. On va donc avoir accès à de nombreux véhicules de transport, comme des Motos, ou divers camions. Ces véhicules auront la possibilité d’être personnalisés avec des palettes de couleurs. Et deviendront plus puissants au fil de l'aventure. Le jeu propose aussi quelques véhicules blindés, facilitant ainsi les déplacements dangereux vers les camps de mules.


Certes, Death Stranding nous met dans la peau d'un livreur pendant de nombreuses heures. Et ça peut paraître ennuyant et répétitif. Mais, entre les histoires qui se racontent à chaque petite ville relais, et les somptueux paysages que l'on découvre. Il est difficile de ne pas se prêter au jeu du livreur. Il sera même parfois difficile de ne pas dire non à une livraison urgente, juste pour le défi d’être le plus rapide à traverser toute l’Amérique.

Un réseau gigantesque !

Une fois connectées au réseau UCA, les villes relais font partie intégrante du réseau Chiral. Ce réseau permet de connecter les différents joueurs entre eux. C'est-à-dire que toutes les structures posées sur le sol, générateur, pont, chambre privée, tyrolienne, et bien d'autres encore, peuvent être utilisées par les membres connectés. Il est donc possible de progresser facilement dans l'histoire, grâce au lien que le jeu fait entre les joueurs.


Ce système permet de se sentir moins seul sur cette grande carte des USA dévastée par le Death Stranding. Car un simple abri pour se reposer, ou encore un générateur, peut nous sauver d'une mort certaine. Le jeu propose un large contenu de structures. Et ces structures demandent énormément de ressources, parfois très lourdes à porter. Il est donc impossible d'avoir toujours tout sous la main. Cette connexion avec le monde est un atout majeur dans la progression du jeu. Et plus on avance dans l'aventure, plus la connexion est forte. Et elle permet ainsi d'avoir un lien encore plus puissant avec le monde. On se retrouve donc avec des milliers de structures sur la carte, toutes utiles les unes que les autres.


Avec cette connexion, il est aussi possible de reconstruire les routes des UCA, avec les autres joueurs. Ces routes serviront à tous, pour avancer en toute sécurité. Mais surtout, ils permettront aux joueurs qui ont beaucoup donnés pour la construction, de recevoir de nombreux "Like". Augmentant ainsi leur point de connexion.


Par la suite, après avoir bien avancé, le jeu propose des contrats de connexion avec d'autres joueurs, pour avoir une priorité sur certaines structures, ou encore, des demandes de matériaux, ou armes, aux autres généreux donateurs connectés, pour nous aider, lors d'un moment difficile. Et plus on avance vers la fin du jeu, plus la connexion grandit. Ce qui rend les UCA très actifs.

La mort ne fait jamais grève !

Death Stranding propose différentes phases de combat. Dans un premier temps, les combats contre les ennemis les plus courants du jeu, les échoués. Ces derniers ne peuvent être vraiment tués. On peut surtout les libérer de ce monde, pour les envoyer de l'autre côté. Pour cela, on dispose de plusieurs armes à notre disposition. Les grenades, qui, en explosant, libèrent le sang du Dooms de Sam Porter sur les échoués, ce qui les renvoie dans la grève. Il est possible aussi d'utiliser des armes de poing, ou fusils d’assaut, qui tirent des balles de sang sur les échoués. Plus on charge, plus la balle est chargée de sang. Ce qui risque de nous tuer, si on ne possède pas assez de poches de sang sur nous. Il y a aussi les menottes coupe cordon. Ces dernières permettent de couper le cordon ombilical qui relie les échoués entre les deux mondes. Mais pour utiliser ces menottes, il faut se rapprocher de très près des échoués. Sam étant porteur du DOOMS, il a la possibilité de voir, grâce au BB, les échoués qui s'approchent d'un peu trop près. Mais si par malheur, un échoué nous détecte, et s'approche de nous, ce dernier transformera la terre en grande marée de poix, une mer noire qui connecte les deux mondes. Pour s'en sortir, il faudra réussir à quitter la zone, sans se faire aspirer par les échoués. S'ils nous attrapent, on est automatiquement envoyé dans la grève. Et notre seule chance de survie, c'est de retrouver notre corps, pour rejoindre le monde des vivants. Il est impossible de mourir face à des échoués. Mais ce ne sont pas les seuls ennemis du jeu. Habituellement, quand la marée de poix fait son apparition, on a tendance à fuir. Mais si on tente, avec nos grenades, de vaincre le boss de cette marée, et qu'on sort vainqueur, le temps redeviendra clément, et beaucoup de cristaux chiraux pourront être récoltés.

Quand ce ne sont pas les échoués qui attaquent, ce sont les mules. Ces derniers, vus comme des terroristes séparatistes, n'ont qu'une seule envie, voler les marchandises de tous les transporteurs qui s'aventurent dans les terres détruites de l’Amérique. Au début, les mules nous attaquent avec leur bâton électrique. On ne craint pas grand-chose d'elles. Et quelques droites bien placées, les mettent KO en trois coups seulement. Malheureusement, plus on développe notre réseau, plus on déverrouille de nouvelles armes, létales ou non. Armes de poing, Fusils d’assaut, fusils à pompe. L'arsenal de notre livreur grandit. Et celui des mules aussi. Ce qui rend la traversée de l’Amérique de plus en plus dangereuse. Car on se fait attaquer par des armes létales, qui peuvent nous tuer. Et bien sûr, qui dit mort, dit Game Over, comme pour tout jeu. Alors il faudra se battre à armes égales, ou presque. Car la mort n'est pas vraiment l'option parfaite. Car chaque cadavre nous oblige à détruire le corps, sous peine de néantisation, donc nouveau Death Stranding. Et du coup, Game Over. Pour éviter ça, les différentes armes létales proposées, ou grenades, peuvent être créées en mode non létale, pour assommer les ennemis. Permettant ainsi de se battre à armes égales, contre les mules. Et éviter de répandre la mort, qui pourrait créer une néantisation, et un Game Over. Inutile de dire que rouler sur les mules est une mauvaise idée aussi. Rien ne vaut un bon Bola, ou quelques balles assommantes, pour ne pas recréer un Death Stranding.


Mais ce n'est pas le seul Game Over possible dans Death Stranding. Parfois, certaines marchandises seront capitales. Et si elles sont détruites, il n'y a pas de retour en arrière possible. Mais il faut être barbare pour détruire les marchandises. Car elles sont très résistantes. Et même si parfois, elles sont endommagées, il est possible de les réparer avec un spray colmatant.

L'ultime version ?

Sur PlayStation 4, le voyage était déjà magnifique. Puis il y a eu la magnifique version Director's Cut sur PlayStation 5, qui avait réussi à nous surprendre. Mais sur PC, une fois de plus, c'est une claque. Le jeu est tout simplement époustouflant. Et on apprécie encore plus notre traversée. On ne va pas refaire tout un paragraphe entier sur les décors, infrastructures, véhicules. Les sublimes cinématiques. Et le casting 5 étoiles, avec le jeu d'acteur de certains d'entre eux, qui restera gravé dans l'histoire du jeu vidéo. Car rien n'a vraiment changé, mis à part la qualité 4K qui fait des étincelles.


Bien sûr, comme sur PlayStation 5, l'expérience est encore plus agréable avec la DualSense. Grâce au retour haptique, on ressent le moindre petit effet environnemental dans la manette. Même si ça reste moins prononcé que sur PlayStation. Il y a encore quelques progrès à faire sur cette technologie, une fois portée sur PC. On l'avait déjà remarqué sur Ghostwire Tokyo. Mais c'est déjà bien de pouvoir profiter de quelques retours avec la Dualsense, depuis son PC.

La version du réalisateur ?

La Director's Cut de Death Stranding n'est pas là pour rien. Et même si pour avoir accès aux nombreux ajouts de cette version, il faudra patienter un bon moment. Il est nécessaire de préciser ce que nous réserve vraiment cette version. À vrai dire, pas grand-chose d'utile. Du moins, rien de bien novateur. On a le droit à de nouveaux lieux, comme la zone d'entraînement. On a aussi de nouveaux objets à créer. Et bien sûr de nouvelles armes. Bon, ces nouveautés étaient déjà présentes dans la version PlayStation 5.


Mais la version PC apporte aussi son lot de nouveautés. On a le droit à de nouvelles missions et courses. Et surtout, des hologrammes Half Life et Cyberpunk 2077. Et bizarrement, une fois dans les UCA, on ne voit qu'eux. Même si Aloy et les différents hologrammes d'Horizon prennent toujours une place importante.


Bien sûr, qui dit PC, dit personnalisation des graphismes. Et de ce côté, on est aussi très gâté. Le jeu prend en charge différentes résolutions, comme le 2K, 4K, ou encore, les écrans (21:9), tout en gardant un fps constant et très élevé. Il y a aussi la possibilité d'activer le DLSS, pour un rendu encore plus incroyable.

Le chef d'œuvre de Kojima, dans sa meilleure version ?

Pour conclure, on ne le dira jamais assez, Death Stranding est un chef d'œuvre. Et ça, depuis sa première apparition en 2019. Et même si on l'a déjà terminé. C'est un plaisir d'y retourner une nouvelle fois. Et encore plus sur PC. Car le jeu est sublimé par les nombreuses optimisations graphiques qu'il propose. Un bonheur quand on a la machine pour le faire tourner. De plus, avec la prise en charge de la DualSense, l'expérience est encore meilleure. Certes, la version Director's Cut n'apporte pas grand-chose, quand on connaît déjà très bien la version PlayStation 5. Mais pour les nouveaux joueurs qui découvrent le jeu pour la première fois, ils auront quelques aides pour bien démarrer l'aventure. Mais Death Stranding n'a pas besoin de ça pour rester un jeu unique en son genre, qui aura marqué de nombreux joueurs. Et qui continuera à marquer les joueurs par ses nombreuses qualités, dont son jeu d'acteur qui reste l'un des meilleurs actuellement.


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