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[Test][Steam] Disintegration


Après avoir pu découvrir à plusieurs reprise le mode multijoueur de Disintegration, le jeu du studio indépendant fondé par Marcus Letho, le cocréateur de Halo, V1 Interactive, il était temps de découvrir ce que le mode solo de ce FPS de Science-Fiction avait à nous offrir. Et c'est après sa sortie officielle, le 16 juin, qu'on a pu monter à bord de notre Gravicycle. Et découvrir l'histoire de Romer Shoal. Loin des standard indépendants qu'on a l'habitude de voir sur le marché, que vaut vraiment Disintegration ? faut-il le juger comme un jeu indépendant, malgré les maîtres d'oeuvre derrière ce jeu ? En tout cas, de notre côté, indépendant ou pas, notre avis restera le même. D'ailleurs, le voici.

A La Découverte de Disintegration

Mon ami l'humain !

Dans Disintegration, on prend le contrôle de Romer Shoel, un pilote de Gravicyle, qui vient tout juste de s’échapper d'une prison. Et qui va rejoindre la résistance, en compagnie d'autres robots. Avec l'aide d'un humain, Shoal et les différents robots qu'ils l'accompagnent, vont tout faire pour anéantir la faction ennemie, contrôlée par un certain Shuck. Autrefois, tous ces robots étaient des humains. Et chacun d'entre eux ont échangé leur corps, contre des membres robotiques. Permettant ainsi d'avoir leurs propres capacités. Shoal, est un pilote de Gravicyle. Il sera donc désigné leader de cette équipe de résistance.

L'histoire solo se déroule en seulement 12 chapitres, qui durent environ un peu moins d'une heure chacun. ce qui fait une bonne dizaine d'heures pour venir à bout de l'histoire solo. C'est très court. Mais les quêtes étant un peu molles, c'est aussi très long à la fois. Car une quête se déroule souvent de la même manière. Tout d'abord, depuis notre QG, on parle aux différents robots, histoire d’écouter les blagues de certains d'entre eux, ou accepter quelques défis pendant les quêtes. Une fois différents défis acceptés, on se dirige vers l'ordinateur principal. Ici, on y trouve les différentes missions disponibles. Mais aussi un système pour préparer son équipe, en montant le niveau des différents robots, ou en installant des puces d’améliorations, récupérées lors des quêtes. La personnalisation est très limitée. Et on se contente surtout d’attribuer des points aux différents robots, pour améliorer quelques caractéristiques. Aucune possibilité de modifier les équipements ou autres. De son côté, le Gravicyle de Shoal a le droit à quelques modifications. Mais elles sont imposées selon la mission que l'on effectue. Car les Gravicyles du mode solo, sont les Gravicyles qu'on retrouvera dans le mode multijoueur. Mais au lieu de pouvoir choisir son Gravicyle. On nous l'impose. On se retrouve donc avec un Gravicyle Heal le temps d'une mission, cassant complètement le rythme de cette dernière. Car on devra passer notre temps à soigner nos coéquipiers. Et ce n'est pas très classe pour un mode solo.

Quel que soit le gravicyle, il se contrôlera toujours de la même manière. Toujours avec deux armes principales, avec des commandes pour contrôler chacun des coéquipiers. Quatre maximum par mission. Il y a aussi toujours un boost, qui va souvent servir à esquiver les attaques puissantes des ennemis. Malheureusement, le contrôle du gravicyle reste assez lent. Et comme les ennemis arrivent souvent en masse, il est assez difficile d'esquiver les nombreuses attaques. Il faudra donc la jouer tactique, avec ses quatre coéquipiers, pour déclencher leurs attaques au meilleur moment. Tout en essayant de faire carnage avec vos armes. Quelques éléments de décor vont permettre de se protéger, ou reprendre du soin. Et quand une vague d'ennemis arrive, on y bien content de trouver une balise de soin.


Pendant cette campagne solo, on va très vite remarquer que Disintegration a ses limites. Et après 5-6 missions, on commence vraiment à s'ennuyer. Les décors ne changent pas vraiment. Les missions se répètent sans cesse.On n'a qu'une seule envie, essayer le mode multijoueur, pour espérer avoir un peu plus d'action.

Une partie de ferraille ?

Le mode multijoueur se compose de 3 modes de jeu. Contrôle de zone, où il va falloir capturer et prendre le contrôle de la zone. Collectionneur. Un match à mort par équipes avec une récupération de boîte sur les cadavres ennemis. Et pour finir, celui qu'on avait pu essayer lors de la Gamescom, Récupération. Dans ce mode, il faudra récupérer les cœurs adverses, et les ramener à sa base. Chaque mode est différent, mais se joue de la même manière. On est en 5 vs 5, et on y contrôle un équipage, parmi les 9 disponibles. Chaque équipage peut être personnalisé avec des skins pour gravicycle, des objets, et des skins de pilote. Pour les débloquer, il faudra utiliser la monnaie virtuelle durement gagnée lors des parties en ligne. Il y a aussi une personnalisation du profil de joueur, avec l'insigne, la bannière, ou encore l'emote. Comme pour les équipages, il faudra de la monnaie virtuelle pour acheter certaines bannières ou emotes. Pour ce qui est de l'insigne, il sera possible de créer le vôtre, grâce à quelques calques et logos.

Les équipages ne se contrôlent pas tous de la même manière. Comme souvent dans ce genre de jeu, il y aura des Tank, DPS et Heal, pour équilibrer les parties, et surtout l'équipe. Ce n'est pas toujours simple de trouver la bonne équipe en matchmaking. Beaucoup prennent souvent les DPS. Et ceux qui doivent jouer heal, ils ont du mal à gérer leurs capacités. Ce qui rend les parties en ligne très moyenne. Le mieux serait d'avoir une véritable équipe de 5, pour profiter pleinement des modes multijoueur.

Un AAAdépendant.

Disintegration a beau être développé par une équipe de connaisseur, il n'en reste pas moins un jeu indépendant. Et pour le coup, le juger comme tel change totalement la donne. Car Disintegration est vraiment un jeu magnifique, qui ne lésine pas sur les détails. On a le droit à de sublimes décors. Des robots vraiment bien travaillés. Les environnements variés se laissent apprécier. Malheureusement, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans tout ça. Est-ce a cause du manque de diversité dans les quêtes du mode solo ? ou encore, le manque de liberté ? C'est difficile à dire. Mais malgré tous les efforts du studio, à essayer de rendre Disintegration original, on a du mal à apprécier le titre. Que ce soit le "bestiaire", les amis, ou encore les cut-scenes, Disintegration se noie dans sa répétitivité. Ce qui fait de lui, un jeu ennuyant au final.

Un peu rouillé !

Pour conclure, alors que le mode multijoueur n'avait toujours réussi à nous convaincre, on avait espéré que son mode solo change la donne. Malheureusement, même avec le charme de certains des robots, et leur histoire, on n'a pas vraiment réussi à être emballé par le titre de V1 Interactive. Il y a de bonnes idées qui sont bien trop sous-exploitées. Et on espère que pour leur prochain jeu, le studio de Marcus Letho, le cocréateur de Halo, apprendra de ses erreurs, et nous proposera un jeu moins mou, avec un peu plus d'action dans les combats. Ou même un jeu totalement différent, qui exploitera au mieux, le talent de ce studio pas si indépendant que ça.


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