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[Test][PlayStation 5] Ratchet and Clank: Rift Apart


Une aventure explosive à travers les dimensions. Cette phrase à elle seule résume parfaitement ce qui vous attend dans Ratchet & Clank - Rift Apart, exclusivité PlayStation 5, sorti le 11 Juin 2021. Le jeu vous invite à parcourir différents niveaux sur des planètes toutes plus exotiques les unes que les autres. Développé par Insomniac Games, notre ami et YouTuber, spécialiste de la PlayStation, a tenté l'aventure, loin des Rogue-like qui l'on fait souffrir ces derniers temps. Et apparemment, c’est MA-GNI-FIQUE ! Voici son avis d'expert.

A La Découverte de Ratchet & Clank - Rift Apart avec Cyril 2.0

Ils sont de retour !

Insomniac Games revient, une nouvelle fois avec Ratchet et Clank, la série qui a fait son succès sur PlayStation 2 depuis le tout premier épisode sorti sur PlayStation 2 en 2000. Ratchet & Clank - Rift Apart n'est pas un remake ou un reboot, et même s'il s'agit d'une suite, il n'est pas indispensable d'avoir fait tous les épisodes précédents. Le jeu reprend de nombreux éléments déjà présents dans le remake du premier volet sorti en 2016. Et ce qui est assez ironique c’est que le jeu débute sur un questionnement que se pose Ratchet, s’il n’est pas devenu ringard. Pour nous convaincre, le jeu s’ouvre sur une grande fête en hommage à Ratchet, grand sauveur de la galaxie, mais c’est sans compter sur le Dr Nefarious qui va bien entendu venir mettre la pagaille. Quelque peu maladroit, ce dernier va malencontreusement ouvrir des failles vers d’autres dimensions, ce qui amènera nos 2 héros à se retrouver séparés. Le jeu introduit un nouveau personnage avec Rivet, une lombax tout comme Ratchet. À noter que l’on alterne, d’un niveau à l’autre, entre Ratchet et Rivet, mais sans différence de contenu, ce que vous aurez obtenu pour l’un (armes, armures, améliorations, etc, …) sera directement implanté dans l’inventaire de l’autre.


La durée de vie du jeu est tout à fait raisonnable et ne cherchera pas à tirer sur la longueur, au contraire même, on aura plaisir à aller chercher les missions annexes pour prolonger encore un peu plus l’aventure. Et une fois terminé, vous aurez la possibilité de recommencer le jeu dans un nouveau mode Défi afin de débloquer de nouvelles expériences.

Un voyage à travers la galaxie !

Du côté de la jouabilité et rejouabilité vous ne serez pas déçu. À commencer par la prise en main de Ratchet ou Rivet, il n’y a rien à redire, c’est un sans-faute. On retrouve tout ce qu’il y a de mieux dans le genre jeu de plateforme en 3D. Le jeu ne cherche pas à réinventer le genre et ce n’est pas plus mal, mais ne sera pas avar en expériences, offrant une variété de gameplay et de rythme suivant le personnage que vous incarnerez. Mention spéciale au petit personnage nommé Glitch qui vous emmènera dans l’infiniment petit, alors que Ratchet et Rivet de leur côté auront tendance à voyager dans l’immensément grand de planète en planète tout au long de l’aventure. Et je ne boude pas mon plaisir quand il faut monter à dos de Scarapide pour une petite course qui n’est pas sans rappeler la course à dos de phacochère dans le premier Crash Bandicoot. C’est rapide et fun, et il vous faudra être attentif pour venir à bout des parcours semés d'embûches. Niveau rejouabilité, le jeu regorge de passages secrets vers des dimensions bonus au sein de chaque niveau, il y a également de nombreux défis ou missions annexes à l’histoire principale, et enfin dans chaque niveau se cachent des boulons dorés, des mini-robots et des éléments de combinaison qui vous apporteront différents upgrade et avantages sur vos ennemis. Le travail ne vous sera pas mâché d’avance, il faudra explorer la map qui se dévoilera au fur et à mesure de votre exploration si vous souhaitez récupérer tous les items cachés.

La Dualsense 4 est ici très bien exploitée.

Le retour haptique des gâchettes adaptatives L2 et R2 est un réel plaisir. Ainsi que le haut-parleur de la manette qui s’accompagne bien souvent de petites vibrations sont vraiment des petits détails qui viendront renforcer l’immersion et l’expérience de jeu. Les armes à elles seules méritent qu’on s’y attarde. Tout d’abord, parce qu’elles sont nombreuses, variées et originales. La première apparition du menu des armes peut être déroutante, sauf si vous avez joué au remake de 2016, l’interface est assez similaire. On s’y fait très vite, et on finit par s’amuser à changer d’arme régulièrement à la volée durant un combat, juste pour le fun et pour faire disparaître les ennemis de différentes façons possibles et imaginables. Ce menu vient se superposer à l’écran sous forme d’un disque composé de 8 sections dans lesquelles vous aurez la liberté de placer les armes selon votre choix. Mention spéciale au Glaciateur qui emballe vos ennemis dans un cube de glace, et dont les vibrations et la sonorité se font ressentir jusque dans la manette dès que vous approchez de ces ennemis congelés. C’est comme si on venait taper du bout du doigt un verre en cristal, c’est vraiment très impressionnant comme ressenti ! Mon arme préférée reste sans doute le Paratonnerre, permettant d’électrocuter vos ennemis avec un résultat totalement hilarant, même si j’ai peut-être abusé de l’Éradicateur qui saura vous dégager de bon nombres de situations notamment avec des ennemis qui s'approchent un peu trop de vous. La liste des armes est assez longue, mais on comprend assez rapidement que certaines armes sont destinées au combat rapproché et d’autres plus efficaces pour les ennemis à distance.

La qualité visuelle, mais aussi, sonore !

Chaque niveau vous plongera dans une ambiance unique. À commencer par l’arrivée de votre vaisseau, on se croirait dans Star Wars, avec un survol de la planète en approche, et encore une fois c’est vraiment beau. Une fois débarqué, l’action peut vite devenir très soutenue avec de nombreux ennemis qui viendront vous assaillir. Mais il serait dommage de ne pas s’arrêter un moment, une fois le calme revenu, pour prendre le temps d’admirer les décors gigantesques. Sargasso, planète marécageuse, est sans doute le niveau avec la plus grande map, et un nombre incroyable d'items cachés, mais mon niveau préféré est sans doute Ardolis, le repère des Pirates. C’est à la fois drôle et avec une ambiance magique, on se croirait à Disneyland ! Enfin, le niveau de la mine, qui à une certaine époque était pour beaucoup de joueurs un calvaire à passer, se transforme ici en tour de manège ascensionnel comme si vous aviez embarqué à bord d'un "Grand 8" ! On en redemande !

Les musiques sont tout simplement d'une très grande qualité ! Elles savent se faire discrètes quand il le faut, mais il suffit parfois de tendre un peu l'oreille ou d’y prêter à nouveau attention pour se rendre compte qu'elles sont bien présentes, rythmées, et parfaitement intégrées. Les musiques sont l'œuvre de Mark Mothersbaugh, que l’on a déjà pu voir à l'œuvre sur des jeux comme le cultissime Crash Bandicoot sur PlayStation 1 ! rien que ça ! Ou bien encore Jak & Daxter sur PS2, et si vous n'êtes toujours pas convaincu, le monsieur a également signé la BO du dernier Thor Ragnarok … Ça en dit long sur sa carrière bien remplie.


Le doublage intégralement en français est d’excellente qualité, même si en dehors de Philippe Peythieux (Homer Simpson, Oswald Cobblepot / Le Pingouin) toujours aussi excellent dans son rôle du grand méchant Nefarious, le reste du casting manque quant à lui d’un peu de fantaisie et d’excentricité, tout le monde reste très poli et parle calmement sans jamais vraiment vous donner le petit frisson qui pourrait rendre les personnages encore plus attachants.


Malgré toutes les qualités du jeu, j’ai pu relever quelques rares bugs où on se retrouve bloqué sans explication, ou si on part explorer une zone dans laquelle on ne doit pas aller, on se retrouve éjecté de la map, avec pour effet immédiat une chute mortelle qui viendra s’accompagner d’un retour au dernier point de contrôle. Mais dans l’ensemble, le jeu est très stable, et n’est jamais mis en défaut malgré des hordes d’ennemis et d’explosions à l’écran.

Et la suite ?

En résumé, si je repense à l’ère PlayStation 1, où dans les cours de récré, on débattait sur l’avenir du jeu vidéo, avec la certitude que les jeux du futur seraient aussi beaux que les cinématiques des jeux du présent (en 1995), je pense que Ratchet & Clank - Rift Apart surpasse de loin nos attentes. L’esthétique générale est très inspirée Pixar ou Disney de cette dernière décennie, et ce n’est franchement pas pour nous déplaire. Le remake / reboot de 2016 (qui reprenait le premier épisode de la saga sur PS4) avait eu droit à un patch PlayStation 5 déjà très convaincant. Mais cette fois, on est bien face à un jeu de toute dernière génération pour nous en mettre plein la vue. Une fois l’aventure terminée, il y a clairement un sentiment qui se fera ressentir : à quand la suite !?


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