[Test][PlayStation 5] NBA 2K27


Disponible depuis le 4 septembre sur PlayStation 5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch 2, NBA 2K27 débarque sur le parquet avec Victor Wembanyama en couverture et avec un gameplay plus équilibré que jamais. Toujours développé par Visual Concepts et édité par 2K, ce nouvel opus tente de corriger les travers habituels de la série tout en ajoutant de petites nouveautés pour améliorer l'expérience de jeu. Et après avoir enchaîné les matchs dans une Ville enfin mixte, il est temps pour nous de dévoiler notre test.
Trailer du jeu
Un nouveau départ, vraiment ?
Comme chaque année, 2K fait sa rentrée avec sa simulation de basket. Et comme chaque année, on retrouve les mêmes modes comme Ma Carrière, MyTeam, Ma NBA, la partie rapide, le jeu en ligne et la WNBA. Sauf que cette fois, quelque chose a changé. Pour la première fois dans l’histoire de la franchise, Ma Carrière propose un mode Ères, permettant de traverser 5 périodes historiques de la NBA, de la rivalité Magic-Bird en 1984 jusqu’à l’ère Curry en 2016. Une façon de redonner un souffle narratif à un mode qui commençait sérieusement à tourner en rond.
Le mode histoire, baptisé de feu et de béton, s’étend sur onze chapitres, soit plus du double de la durée de celui de l’année dernière. Vince Staples y fait une apparition, et le ton se veut plus ambitieux. Mais la vraie surprise, c’est l’arrivée de la coopération. On peut désormais inviter un ami à rejoindre son aventure via le personnage de Trace Miller. Une première dans la franchise. Ce système de coopération permettra au deuxième joueur de prendre le contrôle de Trace Miller, avec des possibilités de personnalisation réduites.
La Ville change de dimension !
Cette année, La Ville fait peau neuve. Pour la première fois, elle est mixte. Les avatars féminins et masculins de Mon JOUEUR peuvent désormais évoluer et jouer ensemble dans le même environnement, avec le même cadre de performance sur le terrain.
Le Crew HQ fait également son apparition. Ce nouveau quartier général permet à une équipe de s’entraîner, de disputer des matchs classés ou privés, de faire progresser l’équipe et de participer à des tournois saisonniers. Les environnements ont été retravaillés, notamment de nuit, et le mythique Rucker Park de New York débarque dans Street Kings. Le système de réputation grimpe désormais jusqu’à 40 niveaux. Et pour les nouveaux venus, un Casual Corner fait son apparition pour trouver ses marques plus rapidement, sans se perdre.
Bien sûr, on retrouve toujours les mêmes activités annexes comme le kart, les vêtements, les paris et les quêtes diverses. Et toujours ce système de crédits qui conditionne la progression de notre joueur. Plus on joue, plus on gagne de crédits. Mais pour être réellement compétitif, il faudra soit passer des heures et des heures sur le parquet, soit mettre la main au portefeuille. Mais après des années à utiliser ce système dans la Ville, les joueurs commencent à s’y habituer. Bien sûr, avec une édition Deluxe, on aura assez de crédits pour monter son joueur rapidement.
MyPLAYER fait peau neuve !
Les changements les plus profonds se trouvent dans le mode MyPLAYER. Le créateur de personnage a été entièrement revu, avec l’arrivée des personnages féminins, mais surtout d’un nouveau système de progression basé sur les insignes, badges et autres.
Concrètement, chaque build démarre avec 20 emplacements d’insignes répartis sur six disciplines (Tir, Finition, Création, Défense, Rebond et une nouvelle catégorie Physique). Ces emplacements sont immédiatement disponibles, mais il faut gagner des insignes pour les remplir. Ces insignes s’obtiennent via les performances en match, les entraînements d’équipe et les séances Gatorade. Il y aura de nombreux bonus et insignes dynasties, ainsi que les compétences GOAT à débloquer. Comme toujours, la création d’un archétype de joueur prendra beaucoup de temps et d’argent.
Un gameplay équilibré ?
Côté gameplay, 2K nous promet l’épisode le plus équilibré à ce jour. Après avoir enchaîné les heures, on peut dire que la promesse est tenue. En attaque, ProPLAY alimente plus de 7 000 nouvelles animations, avec notamment les step-through up-and-unders popularisés par Shai Gilgeous-Alexander, Anthony Edwards ou Luka Dončić. La personnalisation des dribbles a été découpée en 29 mouvements individuels, permettant de créer des combinaisons quasi infinies. Le Dynamic Layup Engine ajuste les mouvements en l’air pour des finitions plus propres, et le Dunk Meter, désormais basé sur la logique, offre des résultats plus réalistes.
En défense, le système de contestation des tirs a été entièrement revu, avec un code couleur indiquant la qualité du conteste et sa direction. La défense bras levés offre plus de choix entre agressivité et retenue. Les ankle breakers sont désormais basés sur le skill et la logique, et non plus sur des animations scriptées. Un nouveau système de collision du ballon prend en compte les attributs des deux joueurs pour déterminer si un contact suffit à faire perdre le ballon.
Le système de Takeover a lui aussi été retravaillé. Fini le Takeover unique. On retrouve 5 disciplines distinctes. Tir, Finition, Création, Défense et Rebond. Chacune avec sa propre jauge qui monte et descend selon les performances en match. Une fois une jauge max atteinte, le Takeover associé se déclenche automatiquement.
Le Rhythm Shooting nous demande à nouveau de trouver le timing parfait dans la jauge verte pour réussir un tir ou un lancers francs. L’IA et le coaching ont également été améliorés, avec des coéquipiers et adversaires qui lisent mieux le jeu. Certes, l’IA était déjà parfaite les années précédentes, mais on ressent une légère amélioration, ce qui rend les matchs encore plus réalistes.
Mon équipe de rêve ?
MyTeam n’a pas vraiment évolué, mais on retrouve quelques changements comme la possibilité d’échanger des joueurs déjà échangés pour obtenir de nouvelles récompenses. Il y a aussi un nouveau système d’EXP afin de faire monter le niveau des cartes de joueurs, avec des bonus d’attributs, un Takeover actif dès le début du match, une jauge de turbo supplémentaire et un emplacement d’insigne bonus.
Les modes multijoueurs tournent désormais tout au long de l’année, avec le retour de favoris comme Triple Threat Online et Clutch Time Online, aux côtés de Limited, Salary Cap et de nouvelles expériences. Un Hôtel des ventes cross plateforme fait également son apparition, avec un accès immédiat aux cartes. Le mode Breakout propose une progression dynamique qui élargit le plateau à chaque warp, et le Gauntlet devient infini tant qu’on a des cartes éligibles. De quoi perdre encore de nombreuses heures à créer son équipe de rêve.
Toujours aussi beau !
Visuellement, NBA 2K27 reste une référence. Les terrains, les joueurs, les animations ProPLAY, tout est réaliste. La Ville, retravaillée, fonctionne parfaitement, et les cartes MyTeam sont sublimes, avec de nombreux styles variés. La bande-son, très américaine avec quelques sons français, colle à l’ambiance NBA. Une fois de plus, de ce côté, Visual Concepts ne chôme jamais. Et année après année, on a le droit à un jeu réaliste, agréable à prendre en main.
Bien sûr, les microtransactions sont toujours là. Et pour ceux qui n’aimeraient pas perdre des heures à enchaîner les matchs pour faire évoluer ses joueurs, il faudra obligatoirement passer à la caisse. Car, une fois de plus, on va se retrouver avec de nombreux joueurs déjà trop performants. Rendant certains matchs déséquilibrés.
Une saison tranquille ?
Pour conclure, NBA 2K27 est à l’image des derniers opus de la franchise. Quelques nouveautés pour faire plaisir aux fans, comme les différentes Ères disponibles. Un système MyPlayer toujours plus poussé pour rendre nos joueurs encore plus performants. Et des améliorations qui apportent encore plus de réalisme dans les mouvements de nos joueurs. Certes, on peut se dire que ça parait peu pour un jeu. Mais cela permet de satisfaire les fans pendant un an. Avant de prochaines vraies améliorations, qui arriveront sûrement quand nos consoles actuelles seront dépassées et qu’une nouvelle génération fera son apparition.



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