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[Test Express][Steam] Iris and The Giant


Disponible sur steam depuis le 27 février, Iris and The Giant est un jeu de cartes, style roguelite développé par Louis Riguad, auteur de Oh Mon chapeau, un livre jeunesse haut en couleur, et édité une fois de plus par Goblinz Studio, que l'on ne présente plus. Dans ce jeu, qui touche un sujet très sensible, le harcèlement, on y contrôle Iris, une jeune fille, qui va devoir faire face à ses démons intérieurs. Voici notre test.

A La Découverte de Iris and The Giant

Iris and The Giant est une aventure émouvante, qui nous plonge dans le monde imaginaire d'Iris, une petite fille triste, qui subit le harcèlement quotidien ses camarades. Mal dans sa peau, Iris perd la parole, et trouve du réconfort, en créant un jeu de cartes, qui doit l'aider à vaincre ses démons intérieurs. Et aider le géant triste qui sommeille en elle. Iris va donc faire un voyage dans son imaginaire, pour aider ce géant, qui de sa tristesse, fait jaillir les démons.

Iris and The Giant est un jeu de cartes, style roguelite, qui propose 3 modes de difficulté, selon le défi que le souhaite relever. Le monde facile, qui permet de profiter de l'histoire bouleversante du jeu, tout en gardant un minimum de difficulté. Ce mode est peut-être le plus simple. Mais il reste tout de même assez compliqué les premières heures. Mais on ne meurt pas vraiment en facile. Car le géant nous permet de reprendre le niveau à 0 quand on perd. Alors que dans les autres modes, une fois mort ou sans carte dans son deck, c'est le Game Over. On y trouve aussi le mode normal. Qui sera déjà un défi pour les joueurs. Les démons sont assez compliqués. Et il faudra récolter des souvenirs, et de nombreuses cartes, pour espérer voir la fin. Et pour finir, le mode le plus difficile, qui offre aux joueurs un défi de taille. Le mode cauchemar. Ici, les ennemis les plus puissants apparaissent aléatoirement dans les niveaux. Il est donc possible de trouver des démons redoutables, qu'on ne trouve pas habituellement dans les premiers étages des modes facile et normal.

Une fois le mode de difficulté choisi, l'aventure de la jeune Iris commence. On se retrouve donc dans son imagination, envahi par de nombreux démons. Pour se frayer un chemin vers le sommet, et réconforter le géant, qui pleure tous ces démons, il va falloir jouer de ses cartes. Iris and The Giant se joue comme beaucoup de jeux du genre. On démarre avec un deck de quelques cartes. Et on doit les utiliser astucieusement, pour vaincre les démons qui bloquent le passage vers les escaliers de l’étage suivant. Le jeu propose au total, 51 cartes différentes et variées. On y retrouve des coups classiques, comme une épée, qui peut toucher un ennemi. Une hache, qui touche tout une rangée. Ou encore des sorts de feu, ou d’éclairs. Bien sûr, il y a aussi des boucliers pour se protéger. Et du soin, appelé Volonté, qui permet de récupérer toute sa volonté, c'est-à-dire, sa vie.


Mais le plus difficile dans Iris and The Giant, c'est de gravir les 21 étages qui nous séparent du géant, en gardant toujours des cartes dans son deck. Car si le deck tombe à 0. C'est Game Over. Il y a donc plusieurs manières de toujours avoir des cartes en mains. Dans un premier temps, il faut jouer intelligemment. Certains ennemis n'ont pas besoin d’être vaincu pour accéder à l’étage suivant. Il faut donc regarder le niveau. Et trouver la meilleure option. Il y a aussi des coffres, qui se trouvent dans les différents étages du jeu. Certains sont très visible, d'autres moins car cachés dans les décors. Il faudra donc parfois exploser quelques rochers pour en trouver. Mais toujours en gardant à l'esprit qu'il ne faut pas tomber à 0 carte. Les coffres offrent la possibilité de sélectionner 2 paquets, parmi un choix allant de 3 à 6 paquets. Tout dépend de l’État du coffre. D'ailleurs, les coffres ont une autre utilité dans le jeu. Et peuvent souvent nous sortir de situation difficile. Car si on porte 2 attaques sur un coffre, celui-ci explose tous les ennemis visibles du champ de bataille. Une technique très utile lors des derniers niveaux qui regorgent d'ennemis. L'autre moyen de découvrir des cartes, c'est de récupérer des cristaux rouges. Une fois 15 cristaux récoltés, il est possible de récupérer quelques cartes, parmi un choix assez restreint. Par la suite, grâce à un arbre aux souvenirs récoltés dans le jeu, il est possible d'activer des bonus, permettant de faire apparaître des amphores, ou autres réceptacles, comprenant des cartes, ou encore des cristaux.

Notre petite Iris à la possibilité d’évoluer et de devenir plus forte. Chaque démon vaincu permet de récupérer des étoiles. Et une fois 20 étoiles récupérées, il est possible de choisir un des traits de personnalité. L'audace, la résistance, la malice, la volonté, ou encore l'imagination. Chaque trait permet de rendre Iris plus puissante. Soi en augmentant sa volonté maximum. Soi en devenant plus résistante. Ou encore, en piochant plus de cartes à chaque tour. Une fois de plus, tout repose sur la stratégie que l'on souhaite adopter pour atteindre le sommet. Il y a aussi un coffre avec des cartes, à chaque fois qu'on renforce la personnalité d'Iris.

Plus on gravit les étages, plus les démons intérieurs d'Iris deviennent coriaces. Certains ont même la possibilité de vous faire perdre en une seule attaque. Le plus souvent, ce sont les grands démons, qui donnent du fil à retordre. Mais les vaincre permet aussi de récupérer des pouvoirs, comme les cartes flèches qui se divisent en 3 flèches. Ou encore la possibilité de récupérer les pièges au sol. Au total, il y a 30 pouvoirs à découvrir sur les grands démons. Et certains seront plus utiles que d'autres.

Iris and The Giant est un jeu qui va vous demander énormément de temps. Il est possible, avec les bonnes cartes, de terminer le jeu en un seul essai. Mais cela ne sert à rien. Déjà d'une, parce qu'il est impossible de découvrir tous les souvenirs en une seule fois. Et aussi, mourir dans Iris, c'est la possibilité de récupérer de nouvelles cartes pour son deck. Et de découvrir des amis imaginaires. Ces derniers permettent de mettre en place un défi, comme atteindre un étage spécifique, ou ne pas utiliser de volonté. Une fois le défi réussi. On peut demander à l'un des amis imaginaires de nous accompagner en combat. Ils ont tous une capacité spéciale, qui permet de progresser, ou non, plus facilement dans les étages. Comme pour les pouvoirs, certains amis imaginaires sont plus utiles que d'autres. Même s'il n'y a que 16 amis imaginaires à trouver et débloquer. Cela reste la partie la plus difficile du jeu. Car certains défis sont presque impossibles. Comme atteindre un certain niveau sans utiliser la carte volonté. Ou ne pas renforcer la personnalité d'Iris. Pour tout vous dire. Après 10 heures de jeu, il nous reste 4 défis à relever. Et malgré plusieurs stratégies avec les amis imaginaires, on bloque toujours sur les deux défis cités.

L'histoire d'Iris and The Giant se raconte à travers plusieurs souvenirs. Il y a 18 souvenirs au total à trouver. En plus de la cinématique de début, qui raconte un peu l'histoire. Et le grand final. Cette histoire, qui parle du mal-être de la petite fille, est magnifique. C'est bouleversant, mais tellement beau. Elle réussit à nous faire frissonner, et même verser quelques petites larmes. C'est tout simplement bien écrit. On n'arrive pas vraiment à trouver les mots pour décrire aussi bien qu'on le voudrait. C'est beau, magnifique, triste, bouleversant, charmant, hypnotisant. Un tout qui rend Iris and The Giant unique. Un véritable coup de cœur, tout simplement.


En plus de proposer une histoire incroyablement belle, Iris and The Giant nous charme avec sa direction artistique haut en couleur, dessinée à la main. Cette sublime patte graphique est à l'image du développeur, qui sait utiliser les couleurs, pour rendre le jeu hypnotisant. On voyage sans arrêt, grâce notamment à un bestiaire varié. De plus, on a le droit à une bande-son émouvante, qui fait frissonner dès la première note. Et une narration exceptionnelle, notamment grâce à un sublime doublage. On cherche encore les défauts d'Iris. On pourrait peut-être parler du côté répétitif du jeu. Mais pour nous, ce n’était pas plus gênant que ça, tellement le voyage était agréable.

Pour conclure, Iris and The Giant est une pépite. Ni plus, ni moins. Une histoire émouvante, qui parle d'un sujet très sensible. Un monde coloré. Et une bande-son frissonnante. On ne va pas s’étaler plus longtemps sur la conclusion. Iris and The Giant est une réussite. Et ce serait une grosse erreur de passer à côté de cette pépite. Mais avant de vous lancer, prévoyez un mouchoir. Il vous sera très utile.


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