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[Test][Playstation 4] Metro Exodus


Après avoir bravé le froid dans Metro 2033 et Metro Last Night, il est temps de découvrir le monde dévasté par la guerre nucléaire dans Metro Exodus. Sorti le 15 février, ce nouvel opus du studio 4A Games nous fait voyager à travers la Russie des 4 saisons. Un gros changement qui n'est pas sans conséquence. Effets météorologiques, nouveaux ennemis, nouveaux lieux. Mais que vaut ce tout nouveau Metro. Voici notre test garanti sans radiation.

Let's Play Metro Exodus

Les 4 saisons de la Russie d’Artyom.

Metro Exodus se déroule tout juste après les événements de Metro: Last Night. Artyom toujours dans l’espoir de trouver d’autre survivant dans les ruines de Moscou, sera très vite récompensé en trouvant un signal, prouvant ainsi qu’il y a encore de la vie hors les tunnels du Métro. À l'aide de son groupe de l’ordre et sa femme Anna, ils vont enfin sortir du métro à la recherche des survivants, à travers une Russie dévastée.

À bord de l’Aurora, un train qui servira de maison pour le groupe, Artyom va parcourir la Russie à la recherche d’un lieu sain pour lui et sa famille. Mais il faudra passer de terribles épreuves avant de trouver cet havre de paix.

L’Aurora va devoir traverser 4 saisons. Proposant chacune ses ennemis, ses mutants et ses lieux uniques. On démarre l’histoire à Moscou dans la froide hivernale. Un lieu bien connu, qui abrite toujours les mêmes ennemis. Puis le printemps s’installe, nous faisant découvrir un monde où la glace un peu moins présente, fait place à des étendues d’eau, regorgeant de monstres marins terrifiants, et, où des nouveaux ennemis font leur apparition, bloquant la route de l'équipage. La route continue vers les plaines arides de la mer Caspienne, où l’on y découvre l'été. Une zone désertique abritant des nombreux cargos échoués. Ici, les tempêtes de sable domineront, tout comme le baron, un tyran qui contrôle toute la zone, empêchant par la même occasion l’Aurora de continuer son voyage. Des nouveaux mutants, et bandits se dévoilent, obligeant le groupe à s’installer et se préparer à une guerre. Et avant de retrouver le froid glacial d’une ville morte, et les souterrains des métros, Il faudra passer par l’automne. Un lieu moins touché par les radiations, qui garde un peu de sa faune locale. Une forêt immense, abritant de nombreuses cabanes dans les arbres et autres villages dévastés.

Vous l’aurez compris, le voyage de Artyom ne sera pas de tout repos. Mais, il vous en mettra plein la vue.

Un métro à l’heure ?

Initialement prévu en 2018, puis repoussé le 22 février 2019, Métro Exodus a vu le jour le 15 février. Une sortie un peu avancée, qui n’est pas sans conséquence, car le jeu nous plonge pas uniquement dans une Russie Post-Apo, il nous plonge aussi dans un jeu rempli de bugs et de problème, qui font aussi peur que les mutants du jeu.

Pour commencer, si vous êtes du genre pressé à jouer, il faudra patienter, car les chargements sont extrêmement longs. Il faudra en moyenne patienter entre 3 et 5 minutes entre chaque nouveau chapitre, ou entre chaque mort. Le plus long reste le chargement quand vous rallumez votre jeu. Le temps de se faire un café, de revenir, et le chargement n’est toujours pas terminé. Au début, on s'est dit que la Playstation 4 Day One devenait trop vieille pour ces trucs-là, mais après quelques recherches, il s'avère que le souci est présent sur Playstation 4 Pro. Certes, le jeu propose des décors magnifiques, mais même certains mondes ouverts n’ont pas un chargement aussi long.

Mais ce n’est pas le seul problème dont souffre Metro Exodus. Lors de votre aventure, vous allez rencontrer d'énormes défauts de conception, bugs de collision, ou désynchronisation de voix. Il vous arrivera souvent de devoir recommencer à un point de contrôle, ou à votre dernière sauvegarde, car le bateau ou le van s’est bloqué dans les décors du jeu. Ou encore, vos armes se bloquent, rendant impossible leur utilisation, pourtant vous les avez bien en main. Comme pour les diverses ressources qui disparaissent de temps en temps, alors qu’on allait les prendre.

On a vraiment souffert dans Metro Exodus, mais pas uniquement à cause des mutants ou autres fous qui nous tiraient dessus. C’est bien dommage, peut-être que les quelques jours d’avance, auraient pu servir pour peaufiner le jeu. Histoire de ne pas se retrouver dans un jeu qui devient difficile à cause de ses bugs divers, et pas a cause du jeu en lui-même.


D'autres soucis, qui n'ont rien à voir avec des bugs ou autres, rendent l’expérience moins authentiques. Comme le doublage français, qui fait perdre beaucoup de saveur aux dialogues. Rien ne vaut les voix russes des protagonistes. Il y a aussi l'impossibilité de passer les cinématiques, ce qui rend notre deuxième partie trop longue, ne donnant pas envie de faire les succès/trophées loupés.

Road Trip au pays de la Vodka.

Si on fait l’impasse sur tous les défauts, on passe vraiment un très bon moment dans Metro Exodus. On voyage au cœur d’une Russie dévastée par la guerre, dans des lieux plus sublimes les uns que les autres.

Démarrant notre aventure dans un Moscou en ruine sous la neige, qu’on avait l’habitude de rencontrer dans Redux et Last Night, on traverse la Volga gelée, proposant une atmosphère sombre et angoissante. Puis notre voyage continu vers les plaines désertiques de la mer Caspienne asséché. Nous faisant ressentir toute la chaleur qu’on n'ajamais eu l’occasion de connaître dans l’univers Metro. Tous les lieux sont iconiques et uniques, nous laissant à chaque niveau dans l’inconnu d’un nouvel environnement.

Et quand un lieu paraît si beau et si paisible, on y retrouve des ennemis tout aussi redoutables. Comme pour les forêts de la Taïga, dense et immense, abritant une faune locale qui a muté, malgré son style calme et apaisant. Mais si vous aimez Metro pour ses souterrains, ou ses villes enneigées et glacées par une tempête hivernale sans fin, vous serez tout de même servis, avec une ville morte des plus belles et angoissantes, et rappelant des bons souvenirs pour les fans de la série.

Metro Exodus n’est pas qu’un jeu de survie dans une Russie ravagée par la guerre, c’est aussi un vrai voyage à travers des lieux qui sauront vous laisser bouche bés, par les somptueux décors.

Survivre hors des tunnels du Metro.

Dans Metro Exodus, on perd le fameux système de troc de munitions qu’on avait l’habitude d’avoir dans les autres opus. Ce coup-ci, Artyom devra se débrouiller par lui-même pour venir à bout de ses ennemis, sans être à court de munitions. Muni d’un établi, se trouvant à certains lieux stratégiques, ou de votre sac à dos, proposant moins d’options, vous aurez la possibilité de créer vos munitions, filtres, soins, couteaux, grenades, et autres équipements. Mais le plus important, reste la création de vos armes. De nombreuses customisations seront possibles avec plus de 9 armes différentes. Arbalète avec flèches explosives, et lunette x4, ou encore fusil à pompe avec lunette à vision nocturne, vous aurez de quoi vous amuser dans Metro Exodus. Vous vous baladerez toujours avec 3 armes dans votre inventaire, tous modifiables selon vos goûts.

Plus vous utilisez vos armes, plus elles s'enrayent. Il faudra donc en prendre soin, en les nettoyants le plus souvent possible, grâce aux substances chimiques que vous récolterez. Vous récupérez aussi des ressources diverses, servant à la création de balles, de filtres, de soins, ou encore pour réparer votre masque à gaz.

Il faudra donc fouiller les moindres recoins des lieux que vous visitez, car une fois à court de munitions, votre seule option sera la fuite, car vous n’avez aucune possibilité de tuer un mutant au couteau. C’est le petit moins qui gêne, car en mode ranger, on aimerait bien faire quelques économies parfois.

En tout cas, Artyom n’ayant plus la possibilité de troquer ses munitions, se retrouve à crafter pour pouvoir survivre face aux nombreux ennemis de cette Russie Post-Apo.

Même dévasté, ça reste magnifique.

Metro Redux était déjà un sublime remaster. Proposant des graphismes somptueux, et des lieux travaillés aux petits oignons. Metro Exodus quant à lui est tout simplement exceptionnel. Certes, on est loin de la beauté qu’on a pu découvrir sur PC, lors de la Gamescom. La différence est très grande entre la version PC et les versions consoles. Le jeu n’est pas parfait, mais il n’est pas moche non plus. L'équipe de 4A Games arrive à nous faire ressentir toute l’horreur de la guerre nucléaire grâce à l’immense travail réalisé sur le moindre petit lieu du jeu. Que ce soit les zones désertiques, les forêts denses, ou encore les villes ravagées par un hiver nucléaire, rien n’est laissé au hasard. C’est une vraie claquée visuelle, qui nous donne envie de rester le plus longtemps possible dans les divers lieux du jeu. Et même si les zones enneigées restent les plus jolies du jeu, la campagne automnale de la Taïga est somptueuse, même si la faune locale n’est pas très agréable. L'atmosphère est là, et elle est incroyable.


De plus, l’OST, qui paraît souvent absent, alors que non, arrive à rendre l'atmosphère encore plus incroyable. Nous plongeant dans l’angoisse au moindre changement de musique, nous prévenant que l'ennemi nous attaque. A vrai dire, il faut vraiment attendre la moitié du jeu pour apprécier pleinement l’OST de Metro Exodus, après la réalisation d’une quête secondaire. Ceci vous ouvrira les portes de musiques vous faisant frissonner, jusqu'à la dernière ligne des crédits du jeu. Et si vous êtes sensible, elle sera vous faire verser une petite larme de temps en temps.

Un havre de paix.

En conclusion, si on oublie tous les problèmes qu’on a pu rencontrer lors de notre aventure de Métro Exodus, on a passé un très bon moment en Russie. Outre ses décors somptueux à chaque nouveau lieu, le jeu propose une histoire magnifique et une fin qui vous fera frissonner à coup sûr. Le jeu perd un peu de sa splendeur sur consoles de salon, et c’est dommage, mais cela n'empêche pas de l'apprécier pour autant. Il sera ravir les fans de la série, ceux du livre, mais aussi les joueurs aimant les défis, car la survie est au rendez-vous. L’atmosphère oppressante aura raison de vous plus d’une fois, et votre véritable ennemi sera surement l’angoisse d'être seul enfermé dans des lieux sombres, avec un chargeur presque vide, et les bruits des mutants à proximité. En tout cas, Metro Exodus conclut la trilogie avec brio.


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