Back Market revient sur l’histoire des téléphones Garfield échoués en Bretagne
- Couple of Gamer

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Depuis quarante ans, des centaines de téléphones à l'effigie de Garfield s'échouent sur les plages bretonnes. Des centaines. Sans explication. Ce qui aurait pu rester une anecdote locale est devenu l'un des mystères environnementaux les plus insolites de notre époque : la preuve, absurde et tenace, qu'un objet conçu pour être jeté ne disparaît jamais complètement. Coproduit par Back Market, Silly Little Plastic Cat est un documentaire inédit du réalisateur Zack Grant qui lève le voile sur ce mystère, et sur la communauté bretonne qui en a fait un manifeste pour la réparation et le réemploi.
Un mystère qui s’installe dans le temps et dans les usages
Pendant des décennies, aucune explication définitive ne s’impose. Le phénomène circule, se raconte, s’amplifie, jusqu’à devenir une histoire collective à part entière. Une hypothèse revient toutefois de façon récurrente : dans les années 80, un conteneur maritime perdu au large des côtes françaises aurait déversé des milliers de ces téléphones sur le littoral breton.
Aujourd’hui encore, les marées continuent d’en ramener.
Au-delà de l’anecdote, ce phénomène révèle une forme d’amnésie collective : l’illusion de croire qu’en jetant un objet, on le fait disparaître. Pendant quarante ans, ces téléphones ont continué d’exister hors de notre vue, avant de s’échouer inlassablement. Face à ces objets qui reviennent sans cesse, une communauté bretonne a choisi de ne pas détourner le regard. En les collectant, en les questionnant, puis en les réparant, des habitants ont transformé ce que la mer rejetait en un véritable combat pour la seconde vie.
Le symbole accidentel d'un système à bout de souffle
En dix minutes, Silly Little Plastic Cat met en lumière les dérives de la Fast Tech : une industrie qui conçoit des objets pour être remplacés frénétiquement, mais dont la matière continue de survivre après leur obsolescence. Le documentaire nous force ainsi à regarder en face le décalage absurde entre la durée d’usage d’un objet et sa durée de vie réelle - et interroge ce que signifie réellement “jeter” dans un monde où rien ne disparaît totalement.
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